‹ Psychologie musicaleChapitre 20 sur 38 · I. Sagesse · texte numérisé non relu

I. Sagesse

On retrouve dans le dernier tableau, peut-être encore plus belles, les beaute's du second : même de'cor et tnême situation. Amfortas refuse à ses chevaliers la céle'bration de l'office ; il veut, il va mourir, lorsque Parsifal, la sainte lance au poing, un manteau de pourpre jeté sur sa robe blanche, entre rayonnant comme un Christ vainqueur. L'éclat de cette entre'e est indescriptible. On dirait que Wagner s'est rappelé' son Lohengrin, le chevalier aux yeux clairs, à l'armure d'argent, le fils de ses jeunes années, de ses années bénies ; ou plutôt en écrivant de telles pages, les dernières de toutes, il était peut-être assez près de mourir pour apercevoir déjà les rayons éternels. Parsifal a guéri le roi, et à son tour il balance au-dessus de la foule la calice resplendissant. Les divines mélodies flottent de nouveau dans l'air, tous les thèmes sacrés reparaissent. Du pavé du temple aux mosaïques de la coupole, les enfants et les jeunes hommes célèbrent le grand miracle enfin accompli. L^orchestre entier s'épanche dans une adorable effusion de miséricorde et d'amour. Les harpes pétillent, leurs accords ruissellent. Tout prie, tout aime, « une immense bonté tombe du firmament. » D'un suprême coup d'aile, les grandes phrases pieuses s'enlèvent jusqu'au ciel. Une dernière fois l'en-

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