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BT QCât VOLTAIEE, S5, EN FACE DU PORT KAII05IAL.
M. D. CCG. Ll.
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AVERTISSIMENT DIS ÉDITBmS.
Nous avons publié daas la Phalange de ItUS à 1819 une partie considérable des manuscrits de Pourier. Nous reprenons cette publication dan^ ,ce volume, et nous la continuerons par volumes de même format que nous éditerons successivemenl.
La plus grande partie des manuscrits peut se rattacher à l'un des trois grands ouvrages de Pourier, la Théorie de* Quatre Mouvemenlt, publiée en 1808, la Théorie de r Unité universelle, i 822, et le Nouveau Monde industriel, 1829, dont ils ont été le brouiUoa.
On a i^i pu juger, pir les cahiers et fmgmenU conte-
nus dans la Phalange, Vimporlance des dcveloppemcnis et des aperçus que Fourier, dans son travail définilif sur chacun de ces trois ouvrages, avait cru devoir en élaguer par défaut de place ou par toute autre considération.
A ce sujet, nous ne devons pas omettre de faire remarquer que l'auteur de ces fragments ne les ayant pas publiés de son vivant ou les ayant omis dans les ouvrages qu'il a publiés lui-même et pour lesquels il les avait composés, il serait téméraire de décider si c'est toujours le défaut d'espace qui a fait ajourner ou rejeter des ouvrages imprimés tels ou tels passages, ou bien si c'est parce que quelquefois ils n'exprimaient pas la pensée totale et logique de l'auteur, d'autant plus que de nombreuses négligences de style et des phrases souvent inachevées démontrent que celui-ci devait considérer plus d'un passage comme incomplet quant à la forme, sinon quant au fonds.
11 ne faut donc lire et citer qu'avec précaution ces œuvres posthumes de Fourier, et dans les cas douteux ou contradictoires, préférer la leçon contenue aux ouvrages imprimés par l'auteur lui-même.
Cette observation s'adresse aussi bien aux personnes familières avec les livres de Fourier qu'à ceux qui ne les connaissent pas et dans les mains desquelles ce volume tomberait. Ces derniers devront en outre ne pas oublier que ce volume se compose uniquement de fragments faisant partie d'un tout plus considérable ) ils au -
ront la prudence de songer qu'il ne faut pas juger le lout par les fragments, car ceux-ci ne peuvent feurnir qu'une idée incomplète de l'ensemble, et pris à part, ces mêmes fragments risquent de n'être pas considérés dans leur véritable sens et de donner lieu à des jugements erronés.
On nous pardonnera la reproduction de certaines idées ou phrases déjà publiées : ces reproductions sont inévitables si on ne veut pas laisser de côté des passages bons à produire.