‹ Publication industrielle des machines outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récentsChapitre 116 sur 189 · VI BI.ICATIO.N INDUSTRIELLE · texte numérisé non relu

VI BI.ICATIO.N INDUSTRIELLE

quent, travaillent avec des meules moins rapprochées, comme celles de la plus grande partie de la Bourgogne , du Lyonnais, et de plusieurs autres contrées, on fait moudre 2V à 25 hectolitres de blé par paire de meules et par 2k heures, et souvent même plus ; le travail est donc beaucoup plus considérable, mais c'est évidemment aux dépens de la qualité des farines; on fait alors, presque toujours, plus de rondes ou de secondes que de premières.

La force employée par chaque paire de meules est nécessairement plus grande, cependant elle n'augmente pas proportionnellement à la quantité de produits. En effet , d'après les expériences que nous avons citées dans notre premier volume, on a vu que l'on moud , dans le second cas, 25 à 26 kilogrammes de blé avec la force utile d'un cheval de 75 kilograminètres, tandis que dans le premier cas on ne moud pas plus de 20 à 22. Il y a donc un avantage réel sous ce rapport , et on peut dire , sans crainte d'erreur sensible, qu'avec la puissance de k chevaux on pourra moudre ( suivant le genre de mouture adopté à Dijon, à Lyon, et ailleurs), 100 à 104 kilogrammes de blé par heure, lorsque dans les environs de Paris, avec cette même puissance on ne produit que 80 à 88 kilogrammes. K Dans les moulins destinés à la guerre, les moutures étant , comme nous l'avons dit, beaucoup plus grossières , et , par conséquent, les meules travaillant moins rapprochées , la dépense de force est encore proportionnellement moindre, d'autant plus que les appareils de nettoyage et de blutage sont extrêmement restreints, aussi on peut estimer que le travail est bien de 28 à 30 kilogrammes de blé moulu par heure et par cheval. En effet, d'après des expériences suivies, faites à la manutention des vivres de Paris, nous avons constaté qu'avec une machine à vapeur de la force de 2V à 25 chevaux, faisant marcher habituellement 7 paires de meules de lm30, on a moulu 17,37'* kilogrammes de blé en 2t heures; ce travail correspond à la puissance de 3 chevaux et demi et à 103kt de blé moulu par paire de meules, soit à 29k5 par cheval et par heure.

On peut donc conclure des résultats qui précèdent :

1* Qu'avec la force utile et réelle de 1 cheval (ou 75 kilogrammètres par seconde), on doit moudre au minimum 20 kilog. de blé, et au maximum 30 kdog. par heure;

2° Que la quantité minimum s'applique aux moulins qui travaillent pour le commerce, et particulièrement pour la capitale, en extrayant des farines de première qualité le plus possible ;

3e Que la quantité moyenne (ou 25 à 26 kilog. par heure) est le résultat produit par des moulins qui travaillent également pour le commerce, mais en faisant beaucoup de farines rondes, comme celles livrées à la consommation de Lyon et d'autres contrées ;

kf Enlin que la quantité maximum correspond aux produits des moulins qui ne font que des moutures grossières , et dans lesquels les appareils de nettoyage et de blutage sont très-simples.

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