PAR M. LBTHCILLIEB , MÉCANICIEN A BOL' EN
On sait combien il est important d'avoir sur les générateurs à vapeur de bous appareils qui préviennent, pendant le service, non-seulement le chauffeur ou le mécanicien chargé de les entretenir, mais encore les chefs d'établissements, les conducteurs ou les inspecteurs qui peuvent se trouver à des distances assez éloignées, afin d'éviter des accidents plus ou moins graves, dont les conséquences sont toujours extrêmement fâcheuses.
M. Lethuillicr, qui depuis plusieurs années s'occupe principalement de la construction des instruments et des divers appareils de sûreté, applicables aux chaudières à vapeur, a su apporter à plusieurs d'entre eux des modifications importantes, et arriver, par suite, à en faire d'une disposition complètement nouvelle, qui présentent sur les autres des avantages incontestables.
Il a disposé ces instruments de plusieurs manières, soit pour les appliquer sur des chaudières de locomotives ou de bateaux, soit pour les adapter à des chaudières fixes de toutes formes et de toutes dimensions. Dans tous les cas, les sifflets, au lieu d'être à timbre et à disque circulaire, laissant échapper la vapeur sur toute la circonférence à la fois, comme on les a faits jusqu'ici, sont disposés d'une manière analogue a ceux que l'on remarque dans les jouets d'enfants. Ainsi, ils consistent en une sorte de petit cylindre creux, échancré latéralement, pour former une ouverture oblique, qui est en communication par un très-petit orifice ou une fente étroite avec le conduit de vapeur, de sorte que le gaz sort par cet orifice, vient frapper le bord de l'ouverture oblique, et produit un son très-prononcé qui est encore augmenté par la capacité intérieure du cylindre qui forme cloche.
Les appareils pour chaudières à vapeur fixes sont disposés à volonté de plusieurs manières, mais généralement liés avec un flotteur ordinaire dont le mécanisme peut être à l'intérieur ou à l'extérieur des chaudières. Le sifflet avertisseur proprement dit, est spécialement destiné aux locomotives et aux bateaux à vapeur.
Le système se compose de la réunion d'un certain nombre de cylindres creux (quatre, par exemple, et au besoin plus ou moins) qui sont solidaires étant fondus ensemble, et ayant chacun leurs ouvertures latérales, exactement en regard des fentes étroites pratiquées dans la base circulaire qui porte le tout. Cette base reçoit en dessous un petit robinet, que l'on fait simplement tourner à la main quand on veut siffler. On visse, on boulonne, si on le juge convenable, l'appareil directement sur la chaudière, ou on le rapporte par un tuyau. Les sons qu'il produit lorsque le robinet est ouvert, par l'effet de la vapeur qui agit à la fois sur les différentes ouvertures opposées, sont tellement considérables que dans des temps calmes ils peuvent s'entendre à plus de 10 kilomètres de distance, ce qui est d'un grand intérêt pour les chemins de fer, parce qu'il permet de prévenir assez longtemps à l'avance et d'éviter des accidents.
M. Lethuillier établit aussi ses sifflets de manière à faire rendre à chaque orifice un son différent , condition très-importante pour le service des chemins de fer. Déjà M. Lemaître avait eu cette idée et Pavah mise à exécution dans son établissement, mats son système repote sur un tout autre principe.
FIIiATVBE »B COTON.