TRAVAIL DE LA MACHINE. - RÉSULTATS D'EXPÉRIENCES
La machine d'épuisement (système de Cornouailles) que nous venons de décrire, a été établie pour élever d'une profondeur de 333 mètres, 400 mètres cubes d'eau, en vingt-quatre heures. On s'est arrangé pour lui donner une force capable de remplir un travail beaucoup plus grand, ce qui a permis d'employer la détente dans une très-grande partie de la course.
Voici les dimensions principales servant de base à tous les calculs :
Diamètre du cylindre = i*»iO.
Course du piston =2".
Surface du piston = 0m «ï-95 03.
Nombre de coups simples par minute. . . variable. Pression de la vapeur dahs la chaudière. . 5 atmosphères.
Au moyen de ces données et des indications que nous avons publiées avec la lre livraison du ii' volume, on peut reconnaître que la force disponible est supérieure au travail à produire, c'est-à-dire, à la quantité d'eau à élever. Mais tomme cette quantité est variable (1), ainsi que nous l'avons
H) La cataracte, avons-nous dit, terl à régler l'intervalle de dcui coup* de pi»lon consécutifs doni la vilw peu! être aussi réglée par I* contrc-poiilt; eu fsisanl glisser le long de la ilge de dit- Iribuiion 1rs laueaut qui règlent la détenir, le mécanicien peut encore augmenter ou diminuer la partie de la courte du pision pendant laquelle la vapeur en admise en plein. Il peut encore, moi changer la fraction de la courte, âpre» laquelle la soupape d'admission est fermée, augmenter ou diminuer la dépense de vapeur en oovr»nt plut ou moins la soupape régulatrice, ce qui •'exécute facilement par la tige à manivelle. C'est toujours a l'aide de celte soupape que le mécanicien régie le mouvement de la machine. Il doit être surtout très-attentif i ne pat admettre trop de vapeur, car il e.*l arrivé plusieurs fois que le pision conservant encore une vitesse considérable a la fin do sa course descendante, a brisé par un choc violent le fond du cylindre.
vu, il est bien plus rationnel d'établir les bases du travail d'après la quantité de charbon brûlé. A ce sujet , nous donnons ci-après quelques tables qui résument les observations faites sur plusieurs machines du Cornouoilles et la comparaison de leur effet avec les machines ordinaires de Watt et Boulton.
Observation. — Beaucoup d'observations, dit M. Wicksteed, ont été faites pendant ces dernières années sur les locutions hor&e power, force en chevaux, et duty, travail produit. La première de ces expressions est employée généralement, par les constructeurs de machines, pour décrire les dimensions de leurs appareils. Ainsi, lorsqu'un constructeur établit une machine , il en déduit la force ou le pouvoir exprimé en chevaux-vapeur, suivant le diamètre du cylindre, et suivant aussi certaines conditions de vitesse et de détente.
11 n'en est pas de même du mécanicien de Cornouailles qui évaluera In force de sa machine en disant : cette machine est supérieure à une autre parce qu'elle fait plus de travail [duty), ce qui revient à dire qu'elle produit plus d'effet, avec une même consommation de combustible.
Nous ne pensons pas que ces deux termes aient besoin d'autres explications; nous les résumerons ainsi :
Force en chevaux (Horsepower) : force d'une machine déduite de ses dimensions et estimée en kilogrammètres.
Travail ( Duty) : évaluation ou effet utile d'une machine d'après sa consommation de combustible.
La table suivante donne les dimensions principales de différentes machines établies dans plusieurs mines du Cornouailles et les observations faites par un ingénieur anglais, M John Emys.
Elles peuvent servir de guide et de modèle dans l'établissement de machines semblables; leur effet utile constaté par l'expérience s'est toujours tenu entre 87 et 96 pour 0/0 de l'effet théorique.