PUBLICATION INDUSTRIEL! K
à boudin qui tend constamment a la pousser de gauche à droite, et le bout de la tige horizontale qui porte le galet o. Celui-ci presse contre la surface latérale excentrée du manchon conique p, qui est ajusté libre sur l'axe vertical g du modérateur, de sorte qu'à chaque révolution de cet axe , il est repoussé de droite à gauche, et il agit en même temps sur le levier qui alors soulève la soupape S. Mais elle ne tarde pas à se fermer par l'effet du ressort qui renvoie le levier à droite aussitôt que le galet quitte la partie excentrée du manchon p.
II y a une relation intime entre ce manchon et la bague mobile g du modérateur, au moyen de deux petites tringles qui longent de chaque côté de l'axe, de sorte que lorsque cette bague monte par l'écartement des boules, le manchon, entraîné, monte également; et réciproquement, lorsqu'elle descend, le manchon descend aussi : or, si les deux cames ou les deux parties excentrées du manchon étaient également saillantes sur toute la hauteur de celui-ci et de plus parallèles à l'axe, on comprend que quelle que soit la position qu'il occuperait sur l'axe , il ne modifierait en rien le jeu de la soupape , qui serait nécessairement levée , comme nous venons de le dire, à chaque demi-tour, toujours de la même quantité, et fermée dès que le galet n'est plus en contact avec la came. Mais il n'en est pas ainsi , les cames sont disposées en hélices sur la surface extérieure du manchon, flg. 8 et 9, et de plus elles s'éloignent du centre à mesure qu'elles avancent vers la partie supérieure ; il en résulte que lorsque le manchon descend , ce qui a lieu par le rapprochement des boules, au moment où la vitesse de la machine se ralentit, les cames agissent plus longtemps sur le galet, et par suite la soupape est plus élevée et tenue ouverte aussi plus longtemps, tandis qu'au contraire lorsque le manchon monte par l'écartement des boules, au moment où la vitesse de la machine augmente , les cames qui ont dans cette partie une moindre saillie , ne font pas autant ouvrir la soupape et la tiennent moins de temps ouverte, l'admission de la vapeur est plus tôt interrompue, et la détente a lieu pendant une plus longue partie de la course.
On conçoit que cette disposition est toute rationnelle; elle est d'autant plus convenable , qu'elle est tout à fait en rapport avec la marche de l'arbre moteur, car elle dépend du modérateur, qui lui-même est commandé par cet arbre au moyen des deux paires de roues d'angle r /' et $ y, dont on voit le détail sur le plan détaché fig. 7. Mais il est évident que pour que le bon effet ait lieu régulièrement, il faut que les branches et les boules du modérateur soient bien calculées pour agir instantanément aux moindres variations de vitesse (1).
La pompe foulante T, qui est destinée à l'alimentation de la chaudière, est mise en mouvement par le plateau à coulisses qui est appliqué à l'extrémité de l'arbre L, de manière à permettre de varier la course du piston à volonté, suivant qu'on veut envoyer plus ou moins d'eau au générateur.
(I) Nou* jron* donné, dans le (ome i" de ce recueil, une table relaliro aui dimensions et aut *iie«es de» régulateur! 4 force centrifuge ou modérateur* à boulei.
Elle est, comme les pompes déjà publiées dans les tomes 1 , 2 et 3 de ce Recueil , munie de soupapes ou clapets et de robinets qui sont nécessaires à la communication du réservoir et de la chaudière.