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a poignée l'une ou l'autre des roues h' h2, selon que l'on veut avoir une vitesse de chariot plus ou moins grande. Il est essentiel de remarquer que l'axe de la vis u, portant également deux petites roues / de différents diamètres qui engrènent avec celles h' h2, est maintenu par le même support e' que l'axe y ; de sorte que tout cet assemblage, solidaire avec le chariot B' par ce support é et par les traverses suit toujours les mêmes mouvements que lui transmet la manivelle x.

La série de mouvements qu'accomplissent les supports B B' est complétée par l'addition sur ce dernier d'un plateau en bronze O, taillé sur tout son pourtour suivant une denture correspondante aux degrés du cercle ou en .%0 parties et commandée par une vis tangente /', qu'on fait mouvoir par la manivelle z, et qu'on embraye ou débraye à volonté au moyen de réquerre «'. Cette opération a lieu ici d'une manière très-simple et toujours basée sur la théorie du levier; on a imaginé pour cela de fixer simplement t'axe de la vis tangente, d'un côté avec un peu de jeu dans te support qf , et de l'autre dans une encoche cylindrique où il peut prendre toutes les inclinaisons possibles, cette dernière extrémité étant taillée en fer de toupie. Il suffit donc d'agir sur la vis buttante/' qui , obligeant un des côtés de l'équcrre à s'approcher ou à s'éloigner du support B' en pivotant autour du point fixe u' (fig. 2 et 6), tend par suite à produire l'effet contraire sur le côté de l'encoche, et à éloigner suffisamment la plate-forme pour qu'on puisse aisément la faire tourner à la main d'une grande quantité sans employer la vis tangente, qui produirait d'ailleurs le même effet, mais beaucoup pluslentemcnt. On l'emploie néanmoins pour fixer cette plate-forme d'une manière précise, lorsqu'on veut régler définitivement la position de l'outil.

Le disque ou plate-forme O est fixé sur le support B' au moyen d'un fort axe en acier v\ vissé lui-même dans ce support et retenu , en outre , par deux petits prisonniers, de sorte qu'il n'y a à craindre ni jeu, ni soulèvement.

Nous venons d'examiner les trois mouvements principaux des supports a chariot, c'est-à-dire ceux parallèle et perpendiculaire à l'axe du tour et le troisième circulaire par rapport au goujon fixe t>' ; il nous reste à étudier les mouvements parallèle et perpendiculaire à l'axe du porte-outils. Nous compléterons ainsi la partie la plus digne d'intérêt, et nous reconnaîtrons qu'on peut, sur ce merveilleux petit outil, raboter des surfaces planes , tourner des surfaces cylindriques, coniques, ou sphériques,en creux comme en relief; et enfin, percer des trous ou fileter des vis.

Immédiatement au-dessus de la plate-forme O est vissé un troisième chariot Ba, qui suit tous les mouvements de cette dernière, et qui permet au porte-outils proprement dit P, de se déplacer suivant une direction parallèle à son axe. Voici comment : l'une des extrémités de ce chariot porte un petit axe transversal x', commandant par deux paires de roues d'angle a2 a3 la vis longitudinale e2, qui tourne entre pointes et collets, et qui , par conséquent . fait avancer à chaque révolution l'écrou f et le chariot porte-

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outils avec lequel il est solidaire. Ce mouvement s'obtient par une petite manivelle montée sur le carré g * de l'axe transversal , et que les petites dimensions du tour mettent toujours à la portée de l'ouvrier. Pour éviter que les copeaux ne salissent la vis longitudinale, ou l'a recouverte par une espèce de canon creux i" que l'on voit bien sur le plan fig. 2.

On obtient le mouvement perpendiculaire au précédent en faisant glisser à la main le porte-outils P sur la plate-forme^3, fondue avec la patte en retour d'équerre/.et on l'y ûxe d'une manière convenable par la large vis à main A*. Enfin ces mêmes mouvements perpendiculaires peuvent s'effectuer mécaniquement au moyen de deux vis P P engagées dans un même écrou m2 (flg. 6) et mises en jeu, par l'un des deux carrés à manivelle n2 et des pignons oa. La partie supérieure de cet écrou est reliée avec une platine p% solidaire avec le porte-outils et munie d'une petite vis p*, qu'il suflit de serrer ou de desserrer pour obtenir l'embrayage ou le débrayage et marcher par conséquent à la main ou mécaniquement , comme aussi dans l'un ou l'autre sens. Vers le milieu delà hauteur du porte-outils P est fixée une platine^3 recevant à demeure l'extrémité d'un axe vertical ra,dont la tête est armée d'une poignée ou palette «a. En manœuvrant cette palette en avant ou en arrière, on déplace la manivelle ou l'excentrique t2 dont elle est munie (flg. i et 8), et l'on détermine l'avancement dans un sens ou dans l'autre des outils fixés sur le chariot supérieur P. Nous verrons de quelle utilité peut être ce mouvement lorsqu'il s'agit de fileter des vis. La platine q2, ainsi que celle q* qui forme le couronnement des divers chariots décrits précédemment , sont réunies par les vis «s (fig. 2). C'est entre l'intervalle qui existe entre elles que se placent les outils a3, qu'on y retient avec une grande solidité par un mécanisme à levier mis en jeu comme précédemment à l'aide des deux vis b3 0* (fig. 6 et 7), dont la première sert de point d'appui et les autres de centre de pression sur la bascule c*. Nous avons suffisamment décrit ce mode d'ajustement et de fixité pour que nous regardions comme superflu d'y revenir ici.

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