EXTRAIT D'ÉCORCE DE PRUCHE
La manufacture de cet extrait pour les tanneries prend de grandes proportions dans les townships de l’est et il vaut mieux manufacturer l’écorce en un article de bon débit au lieu où elle croît, que de l'envoyer en matière brute sur les marchés étrangers. Le recensement de 1881 donne 4 manufactures, employant 140 personnes et rapportant $286,250, D’après les rapports des douanes en 1881, l'exportation de l’extrait se montait à $190,068, en 1882 à $234,908 et en 1883 à $305,426, tandis que l'écorce à part la valeur de l’exportation était de $481,758, $431,562, $321,991 dans les trois années respectives. La destruction de la pruche pour en manufacturer des extraits, fait qu’elle diminue considérablement, ce bois qui devient de plus en plus utile à mesure que le pin diminue. Dans un rapport d’un comité du Parlement on a estimé qu'avant 1868, 10,000 acres de terrain étaient dépouillés chaque année uniquement pour l'écorce de cet arbre et que le bois pourrissait sur la terre. j
La térébentine qui avec la poix et le goudron constitue un des principaux produits des forêts de pins des Etats du Sud, n’a jamais été obtenue ici, en grande quantité, bien qu’on pourrait en obtenir beaucoup si on prenait des mesures pour se la proeurer ; on se procure la térébentine dans les forêts du Sud en coupant l'écorce de l'arbre de bonne heure le printemps et une ou deux fois par semaine l'arbre ainsi traité est visité et gratté avec une houe émoussée et la sève est recueillie.