‹ Puissance du CanadaChapitre 23 sur 27 · ANIMAUX · texte numérisé non relu

ANIMAUX

Les dommages dans les forèts résultant des incursions des animaux sont à peine moins grands que ceux du feu. Les pâturages non limités des animaux conduiront lentement mais sûrement à leur destruction définitive. Les dommages directs viennent de ce que les animaux mangent et broutent les jeunes plants et les pousses tendres. Dans les forêts de pins ces dommages sont moins apparents, les jeunes plants ne sont pas mangés par les animaux, mais le dommage est causé par le piéti nement. Les dommages indirects proviennent de la demande énorme sur les ressources des forêts pour faire des clôtures afin de protéger les récoltes contre les animaux en liberté. Les sacrifices énormes, le travail et le bois requis pour enclore les terres labourées sont un grand désavantage pour le colon et le meïlleur remède est de renfermer les animaux dans un enclos au lieu de chercher à enclore les terrains cultivés. Dans toutes les villes qui progressent, dit ie secrétaire de la société d'agriculture d’Iowa, on abandonne l'usage des clôtures et dans les villes où elles furent autrefois érigées, on s’empresse de les démolir. Le bon citoyen renferme sa vache, son cheval et ses volailles dans un enclos et l’harmonie règne parmi les voisins. Les bénéfices provenant de l’adoption d’une loi pour enclore les pâturages seraient bientôt visibles dans la croissance de nouveaux arbres, aussi bien que dans ses effets d'économie pour le cultivateur qui se trouverait déchargé de l’onéreuse dépense annuelle qu’il encourt en réparant les clôtures qui protègent des animaux ses champs cultivés.

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