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eela est attribué à la douceur et à l'humidité du climat. La forêt n’est pas limitée à aucune partie de la Province mais s'étend presque d’un bout à l’autre. S'avançant à l’est des Montagnes-Rocheuses vers la Province d’Ontario, on trouve dispersées çà et là des régions de terres bien boisées, mais non d’une étendue qui permette de les
classer avec les autres terres dont le bois en est retiré pour l'exportation. Dans les Provinces ainées les terres à bois sont situées au nord des Lacs Supérieur et Huron, sur les terres de la baie Georgienne, de la région du Nipissing et du Muskoka, dans la région traversée par les rivières Ottawa, St. Maurice, Saguenay et leurs tributaires, les townships à l’est de Québec et les terres au sud du St. Laurent jusqu’au Golfe, y compris Gaspé, la région située au nord du St. Laurent, depuis le Saguenay jusqu’à la Betsia-mis, et même plus bas jusqu’à Mingan et dans la contrée arrosée par les rivières St. Jean, Miramichi, Ristigouche et leurs tributaires. Ces limites dañs plusieurs endroits sont isolées et ont, à quelques exceptions près, été exploitées pour en avoir du pin de première qualité, mais renferment encore une quantité immense d’épinette, principalement dans l’est. Les marchands de bois s'avancent chaque année dans la forêt ; tous les tributaires accessibles des Rivières Ottawa, Madawaska, Bonnechère, Petawan, Mississipi et autres ont été exploités depuis des années du côté d’Ontario, tandis que du côté de Québec ils ont à peine atteint la source de tous ces tributaires, les rivières Rouge, du Lièvre, la Gatineau, Jean de Terre, le lac Kakebonga, le lac des Rapides, et'ils continuent leurs travaux le long des Lacs Témiscamingue. et Keepawa. Sur le St. Maurice ils sont rendus jusqu'au Lace Manooran à l’ouest, et du côté est le Bostonnais et la Rivière Croche ont été dépouillés de leur beau pin, qu’on cherche maintenant seulement aux sources de ces rivières. Dans la région du Saguenay il ne reste plus qu’une quantité limitée de pin au sud du Lac St. Jean, mais une quantité d'épmette n’a pas encore été touchée. Au nord du Lac St. Jean.il y a de bon pin de même que sur les rivières Shispha, le bas du Saguenay, les rivières Ste. Marguerite et le Petit St. Jean. Quant aux grandes rivières qui se jettent dans le lac St. Jean, le gros pin est presque complètement disparu sur les parties basses, et le reste de la contrée qui se trouve sur ces rivières est un immense désert brûlé dont le sol végétal même à été détruit par le feu. La grande région située entre le Saint Maurice et l'Ottawa est éclaircie de part en part et le marchand de bois d'Ottawa a rencontré son compagnon de travail du St. Maurice sur les terres du Lac Manooran. Au nord du Lac Témiscamingue et de la Rivière Montréal il y a très-peu de distance avant d'atteindre la hauteur des terres, la ligne divisant les eaux qui cou-. lent vers le St. Laurent de celles qui se jettent dans la Baie d'Hudson. On trouve du beau pin le long des sources de l’Ottawa. Au-delà de cette hauteur de terres, les eaux coulent vers le nord et les rivières qui se jettent dans la Baie d'Hudson encourageront sans doute nos marchands de bois, à l'ouverture de la navigation par le Détroit d'Hudson, à tourner leurs efforts dans cette direction. Une grande quantité de boiïs peut être obtenue là, non-seulement pour l’exportation mais aussi pour la consommation du pays situé dans les régions déboisées du Grand Nord-Ouest. II y a dans les endroits ci-dessus mentionnés une grande quantité de pin et d’épinette de seconde qualité qui suppléera aux besoins locaux de plusieurs générations si on en prend soin, mais la première qualité de pin requise pour garder notre grand commerce de bois ce qu'il a été jusqu'ici, devient, excepté dans la Colombie Anglaise, rare et inaccessible. | En cé qui concerne la quantité de pin, qui reste des faits étonnants furent mentionnés à la convention Forestière à Montréal, en 1882, par M. Little et d’autres autorités bien connues. M. Little dit qu'en Canada (ceci apparemment ne comprenait pas la Colombie Anglaise) il ne nous restait que dix mille millions de pieds de pin de première qualité. (Québec 5,000, Ontario 3,500 et les Provinces Maritimes 1.- 500) tandis que nous coupons mille millions de pieds annuellement. D’après ce calcul on peut voir combien il faudra de temps pour épuiser ce qui en reste.