‹ Puissance politique et militaire de la Russie en 1817;Chapitre 10 sur 65 · A GENÈVE · texte numérisé non relu

A GENÈVE

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PREFACE

J'étais en Allemagne -lorsqu'un journal imprimé en Belgique } ■ m'apprit qu'un Anglais, ayant figure dans les événement dei8i5, à Paris > venait de publier , k Londres , un ouvrage qui dévoilait les menées sourdes et les misérables manœuvres employées pour trahir, fo France^ abuser l'Europe et en dérober la ponnaissaace au public> Il me parut curieux qud ce fut un Anglais qui déchirât le voile qui couvrait tant d'iniquités et de trahisons envers, mon malheureux pays; et je kœ l'ouvrage de M.* Ma-* cirone» ; \

Le ton d5impartialité qui y régné et Içl jus-* tice qu'il rend à quelques homynes , me parurent du plus haut intérêt; mais j'y remarquai, des erreurs* Ayant aussi assisté aux événemehs qui ont précédé et accompagné la capitulation de Paris } j'avais fait des notes sur les causes qui Famenèrenu Je me hâtai de les revoir > et> ensuite ; j'adressai ^ au rédacteur du journal qui Tendait compte de l'écrit de M. Maçirone ^ la lettre suivante^ qui fut insérée dans sa feuille^ mais avec des restrictions* Nous la rétablissons telle qu'elle avait été primitivement rédigée > parce qu'elle offre > de suite , une série de fait*

dont on verra , en lisant cet ouvrage , le développement et le» affreuses conséquences.

fteuss, le 5 Avril 1817.^

~* w Et moi aussi.; M. le rédacteur , j'ai assisté » aux événertiens qui ont précédé et accom- >» pagné la capitulation de Paris. N ayant dau- » tre mission que celle de défendre mon pays, » je n a* point été témoin des différens pour- » parlers dont M. Macirone a rendu compte, » Maisîe poste que j'occupais ma mis à porté» » d'observer bien dés choses/ et je puis affirmer » que M. Macirone se trompe quand il refuse de » comprendre Davoust au nombre des corn- » plices de Fouebé. L'apparente bonhomie de » ce maréchal , qui , dans les momens difficiles, » lie sait que lever au ciel des bras qui ne de-* » vrâient que s'araàer pour la patrie, lui en a » impose (*) ; Mais qu'on se donne lapeine d-exa- » miner, et qtfon juge.

» Dâvôust, dit-il, était à la tê$£ de. plus de *> cent-vingjt- mille braves, dpnt vingt- cinq «mille de cavalerie excellente. Il avait plus de

(*) M, Macirone raconte, dans son ouvrage, quef Renvoyé par le duc de Wellington à Fouché^ il ditv de la part de ce duc, a Davoust qu'il fallait qu'il se rendît à discrétion ; qu'alors ce maréchal leva lès yeu* «t les bras au cielL».

ai

» 5oo pièces d'artillerie attelées. Toute son ar- *> mée brûlait du dfjsiv de combattre. L'espoir » de maintenir l'indépendance de la nation élec- » tri sait toutes les âmes. Avec de pareilles force* » et les ressources qui existaient en France, oq » ne lèvç point les bras au ciel; on saisit ses ar^ » me$} on triomphe, ou Ton meurt....

» Peut-être, avant d engager une action, » que, comme chef militaire , il avait bien le » droit d'ordonner, mais dans laquelle il pou- *» vait craindre les contre-manœuvres de la ma-» w jorïté des membres dW gouvernement, dans ?> te Sein duquel la trahison était organisée ; il » eût falhi provoquer la punition des traîtres , » et œ marcherai ennemi qu'après avoir coupé

* la racine de leurs complots. Mais la chambre »* des représentai** était là. Eclairée sur les dan- » gers de la patrie, elle eut brisé facilement de » vils instrumens, dont le pouvoir émanait d'elle. » La nation et l'armée eussent applaudi à sa jus- » tice. H eût donc fallu l'éclairer.

- » Au lieu de tenir cette conduite , qu'a fait

* Davoust ?. . . . Rien de ce que lui prescrivaient a» rhonneur , la patrie, son devoir et la gravité » des circonstances. Les généraux sous ses or-

* dres , ne l'ont vu agir que pour les tourmenter » par de secrètes intrigues; les épier pour senfer;

rv

» parmi eux, l'esprit 'de défiance ^ de division

» et d'incertitude. Lés soldats ; que sa présence

» continuelle devait Rallier et enflammer x Font

» à peine aperçu. Retiré dans son quartiér-

* général dé là VffiçkteTj il rien a pps fait sortir. » une seule proclamation ^ pas un seul ordre drç » jour électrique* qui 'agissent si puissamment . » sur lame du guerrier français^ et qui x dans, » des momens décisifs A ont plus d'une fois cen- 3> tuplé leurs forces. Iln*a pas passé une seigle » reoùe.

y> I)? autres soins 1 occupaient. Les agons. de » Fmichje se succédaient auprès de lui. Il leur v devait tout son temps;. Son cabinet était le lieu, » où allaient s'épancher tans, les affreux, secrets

* des coeurs, corrompue. Il reaévdifc même le ». baron de Vitrolles, que Fouché avait fait sor-,

* tir du château de ViricerçBeS' poui: négocie* v avec les Anglais;

» Le général Excelmans traverse Paris à la » tête d'une troupe aussi brillante que valeu- >? reû$e, (/aspect de ces hères a relevé 1 espoir

* des Parisiens. On se parte en foule sur. leurs v pas. On les admire. Qa aspiré à les imiter.,

* Les conspirateurs' frémissent. ï)avoju$t en est y informé , il ne peut dissimuler spn mécon* >> tçntement, Le pleine général ê$t bientôt $

# Versailles. Il remporte , sur les Prussiens, un >* avantage signalé. La fierté de nos ennemi* » s'ébranle, la confiance de leurs partisans chan-. v celle et le mécontentement de Payoust re-^ » double.

» Une adresse aux représentans du peuple

>ï (adresse vraiment patriotique et qui rappelle

» lps plus beaux joyrs de la nation française )

» est proposée a l'enthousiasme de l'armée. Da-*

n youst parai1 céder au sentiment unanime des

>? généraux. Il la signe. ]\fais bientôt rendu ^

» toute sa faiblesse e\ à toute la lâcheté de sp&

>t pensées , il se repent et la désavoue,.

>? Enfin , le fatal moment de la capitulation v arrive , et une des plus belles armées, qui se » fussent jamais ralliées sous nos drapeaux et v sous nos aigles, est contrainte de fuir sans corn-* ' » battre, pour périr, plus tard, sans^trev^in-

* eue ; de se retirer sans résistance, sans que > » par aucune démonstration, on ait cherché ^ » non pas à venger, mais même à couvrir llion- » neur français, livré aux étrangers par une » poignée de traîtres. Si Davoust n'est point >\ leur complice? où donc s'en trouve-t-il?....

» La manière dont il a été traité depuis, » achève de l'expliquer . En 1 8 1 4> lest Bourbons, » qui ne l'avaient pas encore pénétré, et qui le

» Jugeaient sur une réputation usurpée , l'eli- » lent. En 1 81 5, quand oriimmoleLabédoyère, » quand on assassine Ney, quand le sang le » plus généreux coule de toute part, quand » les plus illustres de ses anciens compagnons » d'armes qui échappent aux bourreaux vté- » chappeut point à la proscription , quand la » la^erre et les mers sont peuplées de fugttife et » d'exilés , on laisse à fiàvoust saJ tratiquilKté ; » ses privilèges, ses titres , sa patrie*..*. S'il » en eût eu une !.... Qu'a-t-il donc fait pour » mériter cette déshonorante faveur ?./;!! a été » ministre de la guerre pendant les cent jours , » et il a signé la capitulation de Paris /Comment » a-t-il exercé son ministère pour se faire par- » donner, aux yeux des Bourbons, le crime dç » lavoir accepte?.,.^ Combien cette signature » de la capitulation de Paris doit avoir été » infâme^ pour qu'il çn ait reçu ua pareil

» prix!!!.

» Voilà, monsieur, une note essentielle a » ajouter à l'ouvrage de M. Macirone , qui , » du reste , mérite le bien que vous en ave* » dit, Je pense comme vous , que les circons- » tag.ces seules ont empêché , jusqu'à présent y » les Français de devancer les étrangers dan$ » le développement des causes qui ont amené

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