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reux résultais. Si les Hautes Puissances ont résolu la perte de la France , l'union est donc indispensable.
Si , au contraire ( comme je me plais à le croire), les Hautes Puissances veulent notre bonheur, je dis encore que l'union est indispensable. En effet , dans ce cas, quel a pu être leur but? d'affermir le repos de l'Europe, en assurant celui de la France. Pour atteindre ce but , elles ont jugé nécessaire de déployer une force militaire imposante , afin , sans doute, d'effrayer Içs partis. Gomme elles n'ont pas eu la générosité d'entretenir leurs troupes à leurs frais , elles ont dû exiger d'énormes tributs : il est. naturel de penser que cet orcfre de choses durera tant que les partis inspireront lep craintes les plus légères. Cet état de choses prolongé doit amener la ruine de la France, par l'épuisement.Dans ce (dernier cas, l'union ipe ppruît doac^core .indispensable.
^ J'appelle, uûjton , cette conformUé de sentim^ns, de prions, qui imprime à Umt w
peuple un mouvement uniforme et terrible ; cet te communauté de biens et de maux qui vous excite à braver , pour le bonheur de tous , la douleur et la misère , certains de trouver partout des frères prêts à soulager vos malheurs. Accord admirable , que le danger fait naître , que l'intérêt cimente , que la reconnaissance environne de tous les prestiges de la gloire.
Supposez que les Français, comme je l'espère , soient bientôt embrasés de ces nobles sentimens : alors , d'après ce que nous avons dit plus haut, ou les Hautes Puissances, charmées de cet accord, retireront leur bras de fer; ou, épouvantées de ce pacte formidable, conclu par trente millions d'hommes , elles n'oseront réclamer leur rançon ;. ou les potentats, saisis
# . De cet esprit de vertige et d'erreur1
De la chute des rois , funeste avant-coureur.
voudront subjuguer la grande nation. Et , j'en appelle à tous les cœurs français , dans cette hypothèse, ce n'est plus à nous à trembler.
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