‹ Puissance politique et militaire de la Russie en 1817;Chapitre 21 sur 65 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Un changement de dynastie amènerait la ruine de la France.

Si quelques insensés pouvaient encore former de chimériques projets, un souvenir suffira pour les étouffer , si du moins le sang français coule dans leur veines.

De tous les chefs de partis qu'on pourrait opposer aux Bourbons , Buonaparte était sans doute le plus accrédité. Lorsqu'il usurpa pour la seconde fois le pouvoir suprême , nous l'avons vu , entouré d'une armée nombreuse réunir à lui , et cette lie de la nation, satellite

vendu à tous les factieux, et ces jacobins (1) irréconciliables ennemis de Tordre et de la paix. Qu'ont pu leurs efforts réunis? Conduire à la boucherie l'élite de nos guerriers. . . . Lorsque son glaive fut brisé , le despote tomba sans appui, sans espoir ; effrayante leçon !

Et qu'on ne dise pas qu'un autre se serait maintenu à sa place : jamais un autre nom que celui de nos princes n'a été prononcé par un français , si ce n'est par ceux-là même qui soutenaient Buonaparle. Et , je le demande , de bonne foi un autre aurait-il pu mieux faire que lui avec les mêmes moyens?

Mais une puissance étrangère secondera vos . odieux projets.... Je ne puis croire que des français soient parvenus à ce degré d'avilissement, déplacer leurs espérances hors de la patrie. S'il en était ainsi , qu'ils songent à quel

(i) Tous les vrais amis de la liberté s'éloignèrent de de Bonaparte qui ; pour la seconde fois , trompait leur «spoir.

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prix on flous a rendu- nt>s princes, et qu'ïfe> calculent, s'ils l'osent y combien leur coûterait un usurpateur L...

Ils oublient sans doute, ces insensés, que l'armée esl aussi dévouée au Roi que la garde impériale Tétait à Buonaparte; que s'il existe des communes rebelles, les provinces fidèles sont là; que si les fédérés vivent encore, les garder nationales instruites et accrues par l'expérience , sauront enchaîner leur rage ! . . . .

Je pourrais, comme euxr invoquer les étrangers, peindre l'Europe armée pour repousser les prétentions de cette puissance qui seule voudrait imposer un maître à la France, prédire avec quelle joie féroce nos implacable^ ennemis saisiraient l'occasion de démembrer la plus glorieuse et la plus antique monarchie delà terre. Mais, si ces hommes ont encore quelque chose de français, il me suffit de leur avoir fait entrevoir la guerre civile et ses fléaux, pour qu'ils reculent d'horreur devant les fatales conséquences de leurs projets. S'ils

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ont , au contraire , abjuré tout sentiment de patriotisme, ils sont, Dieu merci, en trop petit nombre, pour que la patrie ait rien à craindre de leurs atteintes.

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