‹ Puvis de ChavannesChapitre 10 sur 14 · A PARIS · texte numérisé non relu

A PARIS

Panthéon, mur de droite de la nef. — * L’Enfance de sainte Geneviève. Deux évêques du v= siècle arrivent à Nanterre.

On leur présente GenevièA'e. La foule extasiée regarde cette rencontre. Les paysans apportent un paralytique à la bénédiction des saints prélats. Dans le panneau voisin, les parents de Geneviève contemplent leur enfant en prière au pied d’un arbre (1876-1877, quatre panneaux entre-colonnés), p. S2.

— La Foi, l'Espérance et la Chai'ité veillent au berceau de Geneviève.

— Les Saints légendaires de France àéfilent, nimbés d’or, en une calme théorie (1877, Frise supérieure en quatre parties correspondant à chacun des panneaux).

Ibid. Mur de gauche de l’abside :

Ardente dans sa foi et dans sa charité, Geneviève, que les plus grands périls n’ont pu détourner de sa tâche, ravitaille Paris assiégé et menacé de la famine.

C’est, dans le décor d’une campagne agreste où se déroule la Seine onduleuse, près des murailles de Paris, un nouvel épisode de la vie légendaire de Geneviève. Clovis, fils de Childéric, bloque la ville et l’affame. Geneviève force ses lignes à la tête de onze bateaux chargés de vivres. L’architecture du monument coupe cet épisode en trois panneaux :

— Au centre, les barques bienfaisantes s’avancent, voiles déployées. Geneviève, vieille, paisible, rassurante, est debout sur l’une d’elles. Les mariniers se hâtent.

— A gauche, une foule fiévreuse, affamée, impatiente, sort d’une porte de la ville et accourt vers la libératrice.

— A droite, les troupeaux sont débarqués, les pains s’empilent, les porteurs plient sous les fardeaux. Prenez et mangez!

— "Geneviève, soutenue par sa pieuse sollicitude, veille sur la ville endormie. La cité s’étend sous la clarté lunaire ; la sainte s’avance sur une haute terrasse et contemple les habitations. (Cartons au Salon de 1897. Puvis de Chavannes est mort en terminant ces fresques, dont les bordures ont été confiées à des mains amies [1898]), p. 53.

Sorbonne, grand amphithéâtre, hémicycle. — "Les Lettres, les Sciences et les Arts. Une femme préside aux manifestations de l’esprit humain, sciences, lettres, arts, morale, énergie. C’est la Sorbonne. Des génies attendent ses or-

dres pour distribuer des palmes et des •couronnes. Cette vaste composition énumère tout ce que l’Homme peut concevoir ou exécuter (1887-1889), pp. 54 et 55.

Hôtel de Ville, salon d’arrivée sud, à droite. — "L’Été, avec son soleil, ses champs de blé d’or, ses prairies fraîches, son eau limpide, ses baigneuses, ses siestes reposantes. La gloire de la lumière et de la saison, la vie naturelle dans la nature, p. 56.

— En face, * l’Hiver, qui force des miséreux à se réfugier, à l’abri des bises glaciales, parmi les ruines, où des bûcherons compatissants viennent les secourir, tandis que de riches chasseurs passent non loin de là, revenant de leur plaisir favori (1889 à 1893), p. 57.

— Quatre écoinçons en camaïeu bleu, une glaneuse, un bûcheron, un moissonneur, une vieille femme chassant une corneille, symbolisant les Saisons. (Même époque.)

Ibid. Escalier du Préfet de la Seine, plafond. — * Victor Hugo offrant sa lyre à la Ville de Paris. Le poète, escorté de ses Muses familières, s’avance vers une jeune femme qui, assise au seuil d’un portique, lui tend un laurier d’or. Un héraut dresse triomphalement la bannière de Paris, les jeunes poètes agitent des palmes et acclament le maître (1893), p. 58.

— Quatre voussures : la Charité, l’Ardeur artistique, "l’Etude, le Patriotisme. Six tympans ; * l’Esprit, la Beauté, l’Urbanité, l’Intrépidité, le Culte du souvenir, la Fantaisie, p. 57.

Ces dix scènes symbolisent les Vertus parisiennes.

— Deux panneaux d'angle : l’Enthousiasme et l’Lidustrie.

— Deux entre-fenêtres : Lutèce et Paris moderne.

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