‹ Puvis de ChavannesChapitre 7 sur 14 · A AMIENS · texte numérisé non relu

A AMIENS

Musée de Picardie, galerie Puvis de Chavannes (ancien Salon N.-D.-du-Puy), mur de gauche. — *La Paix. Les guerriers se reposent dans un décor merveilleux, près de leurs compagnes, au milieu des joies de la terre et de l’amour. Les femmes leur apportent le lait, le miel et les fruits, en écoutant le récit de leurs prouesses. (Concordia, Salon de 1861, cire, fig.

grandeur naturelle, hauteur 3 m. 10, largeur 5 m. 55. Don de l’État), p. 47.

Ibid, au-dessus du précédent :

— La Paix répandant des fleurs sur la terre. C’est une vierge blonde tenant une branche d’olivier. (Grisaille, en médaillon ovale. Couronnement ajouté par l’auteur.)

Ibid, entre les croisées du mur de face :

1° La Pileuse. Forte fille brune à la quenouille chargée de lin.

2® Le Moissonneur, robuste, la faucille en main, cherchant sa gourde pour boire. (Panneaux, 1864. Cire, fig. grand, nature, hauteur 3 m. 40, largeur 1 m. 12. Dons de l’auteur.)

Ibid. Mur de droite. La Guerre. Un rivage désolé par l’incendie, les captives enchaînées, des vieillards pleurant leur enfant, des bœufs terrassés qui meuglent. Trois cavaliers barbares hurlent dans leurs longues trompettes la mort, l’effroi, l’horreur. (Bellum, Salon de 1861, cire, fig. grand, nature, hauteur 3 m. 40, largeur 3 m. 55. Complément du premier don de l’État.)

Ibid, au-dessus du précédent:

— La Guerre semant l'incendie, une femme armée d’une torche, dans les deux rougis. (Grisaille, médaillon ovale, ajouté par l’auteur.)

Ibid, entre les croisées du mur de retour :

1° Le Porte-étendard, devant une forteresse, la hampe ferme en main.

2® La Désolation, les cheveux épars, pleurant sur les ruines de sa maison.

(Panneaux 1864, grand, nature, hauteur 3 m. 40, largeur 1 m. 12. Dons de l’auteur.)

Même musée. Salon carré, mur de droite. — 'Le Travail. Des forgerons, des charpentiers, un cordier, des laboureurs, la terre, le feu, la mer. Une femme à qui la matrone présente son nouveau -né (1863. Cire, grand, nature, haut. 4 m. 50, largeur, 6 m. 65. Don de l’auteur), p. 48.

Dessus de porte, à côté du Travail. — L’Hjtude. Un adolescent, éclairé d’une lampe, est absorbé par la science, tandis que la nuit règne sur le monde. (Cire, camaïeu rouge laqué, fig. 1/2 nature, ovale en hauteur 1 m. 63, largeur 1 m. 20.)

Ibid. Mur de gauche. — Le Repos. Au crépuscule, le travail est terminé. C’est l’heure du recueillement. Un vieux berger parle aux ouvriers de la terre et aux femmes, rassemblés devant lui, tandis que les enfants jouent avec des fruits ou caressent leurs parents (1863. Cire, nature, hauteur 4 m. 50, largeur 6 m. 65.

Don de l’auteur).

Dessus de porte, à côté du Repos. — La Contemplation. Un jeune homme regarde l’aurore éclairer l’horizon de la mer. (Cire, camaïeu rouge laqué, fig.

1/2 nature ovale en hauteur, 1 m. 63, largeur 1 m. 20.)

Même musée. Escalier d’honneur, face à l’entrée du Salon carré. — Ave Picardia nutrix. Une ferme amiénoise au bord de la Somme. Des meuniers, un berger et son troupeau, des laboureurs, des bœufs, la cueillette des pommes, la cuvée du cidre, le chanvre, des bateliers qui déchargent du bois, toutes les richesses de la terre picarde (1865. Cire, fig. grand, nature, hauteur 4 m. 50, largeur 17 m. 50. Offert en partie par l’auteur).

Ibid, au-dessus de la porte d’entrée du Salon carré, face au précédent. — * Ludus pro patria. Les jeunes gens s’exercent aux jeux guerriers et lancent des javelots contre un tronc d’arbre mort. U n vieillard les contemple, les femmes préparent le

repas, d’autres allaitent leurs enfants, d’autres jouent ou travaillent. Vaste décor au bord d’une rivière. (Cartons 1881, toile 1882, fig-. grand, nature), p. 00.

A BOSTON, États-Unis d'Amérique.

Bibliothèque publique, grand escalier, palier. — * Les Muses hispiratrices acclament le Génie messager de lumière, qui surgit, radieux, divin, éclairant le monde des deux fl ambcaux qu’il tient dans ses mains. Elles accourent, légères, vaporeuses, la chevelure dénouée, pieds nus, à peine vêtues de longues robes flottantes (1894, sept arcatures liées, coupées d’une porte à mi-hauteur où s’accotent y Etude et la Méditation), p. 61.

Ibid. Huit panneaux, trois à gauche, trois à droite, deux en face ;

— * La Poésie bucolique : Virgile écrit ses Géorgiques et chante les ruches au bord d’un ruisseau paisible, p. 62.

— * La Poésie dramatique, figurée par Eschyle composant son immortel Prométhée, p. 62.

— Le Couronnement d'Homère, par ses deux filles spirituelles l'Iliade et l'Odyssée, au bord de la mer bleue de l’Archipel.

— L’Histoire, invoquant le Passé, accompagnée d’un bel adolescent blond armé du flambeau de l’avenir.

— L’ Astronomie, qui dirige les bergers chaldéens en marche dans le désert. (Salon de 1896, Champ-de-Mars.)

— *La Chimie. D’actifs petits génies assemblent des minéraux, des ossements, des plantes, des métaux, aux pieds d’une Fée qui lève ses regards sur la nature pour en deviner les secrets, p. 61.

— * La Physique conduit ces deux femmes, l’une riante et l’autre obscurément pensive, le long des fils électriques qui barrent tout le ciel... Allez, rapides messagères de joie ou de tristesse, p. 63.

— La Philosophie. Près d’une colonnade dorique, Aristote enseigne ses immortelles promenades. Des élèves di.scutent ou réfléchi.ssent. (Exposition Durand-Ruel, en septembre 1896, et Salon de 1897.)

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