‹ Pyélonéphrite et AnnexitesChapitre 5 sur 25 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L'étude des pyélonéphrites a été entreprise pour la première fois par Rayer(!) en 1841, qui, dans son Traité des maladies des reins, donne quelques observations de cette affection survenue pendant la grossesse et essaie d'en entrevoir la cause.

En Amérique, Chamberlain, en 1877, insiste sur les relations entre les maladies puerpérales et les affections des organes urinaires. Mais cette maladie n’a été spécialement étudiée que vers la fin du xix° siècle. | :

Hallé, en 1887 @), démontre qu'il existe des pyélonéphrites ascendantes d’origine vésicale en dehors de la grossesse et il signale l'influence des affections annexielles dans l'apparition de cette cystite qui précède l’urétéro-pyélite. Guillet rapportait | une observation dans laquelle un kyste de la trompe gauche, fixé par des adhérences dans le petit bassin, avait provoqué -une dilatation avec infection de l’uretère et du bassinet gauche.

Albarran, en 1889, dans son Etude sur le rein des urinaires, emploie le premier le terme « d'infection descendante », par opposition à l'infection ascendante du rein, si bien étudiée et considérée comme existant seule jusqu'alors.

. ReblaudG), en 1892, dans une communication au Congrès de Chirurgie, et Mackenrodt, en présentent une série d’observations ét en donnent une bonne description.

(1) Rayer, Maladies des reins, t. Il, p. 195, 1841, Paris. (2) Halle, Urétérites et pyélites, thèse Paris, 1886-87. (3) Reblaud, Congrès de chirurgie, 1892..

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Puis Vinay, en 1893, publie deux observations et Bonnau consacre sa thèse inaugurale au même sujet. ee En 1896, des expériences de Lewin et Goldsmith, confirmées 2% par Bazy, viennent confirmer les résultats de Halle. Repose en 20 1899, en communique deux observations. RARES En 1900, Gosset, dans sa thèse, Ho cette re des pyélonéphrites et de leur pathogénie. 2 Er Bredier, en 1904, attire l’attention sur la possibilité dés pyé 5 lonéphrites au cours des affections annexielles. #. ‘PR Juy ®, en 1904-1905, montre l'intérêt qu'il y a à rechercher systématiquement l’envahissement des voies urinaires supé- SE rieures chez les malades atteintes d’affections soit de la vessie, soit de l’urètre, soit des organes génitaux. Se Fonvielle, en 1907, cite plusieurs observations de pyosalpinx antérieurs dans lesquels les phénomènes vésicaux sont très marqués et parfois même ne sont que la première étape d'une infection des uretères et du bassinet et même des reins. En JE 1909, Jolly rapporte trois cas, dont deux avec salpingite double: et dilatation de l’uretère et du bassinet droits et un avec “ss pingite gauche remplissant le petit bassin et ayant occasionné la dilatation de l urétère et du bassinet gauches. US La pyélonéphrite ‘étant alors bien: connue, on s’efforça d en ms

établir la thérapeutique. HE ÈES En 1911, Périneau, dans un excellent travail, démontre l’'op- F portunité du cathétérisme des uretères et des lavages du bas- +. sinet, qu'Albarran avait déjà commencé à employer en 1889.. En 1912, Mirabeau a rencontré quatorze fois des nr du bassinet chez des malades présentant une inflammation u pelvienne (quatre fois il s agissait de salpingite double, de fois d’exsudats péri-utérins).

En 1918, Loëper et Grosdidier commencent les injections | intraveineuses d’utropine et obtiennent des résultats remarquables. g

(4) Juy, thèse Paris, 1904-1908,

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