‹ Pyrites au Canada [microforme]Chapitre 33 sur 72 · ES · texte numérisé non relu

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comprennent les massifs de San Dionisio et les filons du sud de Rio Tinto qui ont ensemble une longueur de 4.5 milles. La Zarza a une longueur de 1360 verges et les massifs de Sotiel ont une longueur de plus de 1100 verges. La grande majorité des massifs cependant varient en longueur depuis 300 à 750 verges. La largeur maximum des massifs est généralement proportionnelle à la longueur, mais il y à une irrégularité considérable. Le San Dionisio, probablement le plus grand massif du district, atteint une largeur de 270 verges, mais la majorité des grands massifs varient en largeur depuis 16 à 32 verges.

La profondeur des filons est, dans le premier cas, : roportionnelle aux autres dimensions. Ainsi le San Dionisio est ouvert j:-qu'à une profondeur de 1640! et on sait qu'il s'étend encore plus bas. Ce cas est cependant exceptionnel, car la profondeur maximum à laquelle s'est développée la pyrite n'a pas excédé dans aucun cas 33707. Quelques massifs semble avoir excédé 1600 pieds, mais la plupart ne dépassent pas 1000”. Les petits massifs s'amincissent en pointe à une beaucoup plus faible profondeur encore. Le facteur de dénudation a été cependant la principale cause dans la détermination de la profondeur actuelle des massifs dans ce district. Ceci est très frappant quand on a deux ou plus de deux massifs en échelons. Dans ce cas, un massif peut disparaitre à une faible distance au-dessous de l'affleurement tandis que le voisin n'a pas d'affleurement mais disparait avant d'atteindre la surface. L'effet extrême de dénudation que l'on a pu voir quelquefois est celui où tout le massif a été érodé et transformé en chapeau de fer ne laissant aucun sulfure au-dessous. D'un autre côté, plusieurs massifs sont amincis à la surface et montrent que l'érosion ne les à que faiblement touchés.

Les épontes du filon sont généralement bien définies et marquées par une lisière d'argile. Les glissements sont communs et les épontes sont à tout point de vue semblables aux veines du type normal. IIS marquent clairement des plans de mouvements antérieurs. Les ardoises adjacentes sont fréquemment broyées et tordues, spécialement dans la continuation du canal du massif, et on voit quelquefois des brèches à ciment de quartz et de pyrite, surtout quand les massifs touchent au porphyre, comme à Rio Tinto, ou à la diabase comme à San Domingo.

Un fait caractéristique de ces filons c'est qu'on les trouve invariablement le long des plans ou zones de moindre resistance, comme au contact du porphyre et de l'ardoise, ou du quartzite et de l'ardoise. La zone de Cabezas del Parto, par exempple, est située dans une ceinture d'ardoise brovées, d'environ 165’ de largeur, avec des quartzites au nord et du greywacke au sud. La position des filons à travers cette superficie à été clairement déterminée dans chaque cas par la structure des terrains, c'est à dire par les lignes naturelles de faiblesse qui ont laché prise sous l'effort de la poussée et on occasionnée le laminage ou le renversement.

La roche encaissante.——Des 33 principaux massifs ou groupes de massifs da district ils en a 4 qui sont pratiquement englobés dans le porphyre, deux sont au contact de l'ardoise et de la diabase. 11 sont au contact de l'ar-

doise et du porphyre et 16 sont situés dans des ardoises où roches sédimentaires associées. En considérant leurs relations strucrurelles, on est immédiatement amené à penser qu'il n'v a pas moven de rapporter l'origine de ces gisements à aucun groupe de roches ignées per se.

Au delà des épontes la roche est impregnée de pyrite jusqu'à une distance de 30° à 45’ selon les dimensions du filon, et l'effet est généralement plus prononcé au toit. Plus loin la roche a subi les effets d'une action hydrothermale à un dégré très marqué, et forme la zone de ‘Salbanda”. À San Dionisio et à Rio Tinto, le porphvre à subi une altération sur une distance de 30° à 60! du mur et a été transformé en une roche poreuse et terreuse remplie de phénocristaux de quartz inaltérés,

Structure des filons.. Les filons typiques sont formés de pyrite massive et homogène. Le minerai est remarquablement libre de toute roche stérile, Ivy à quelquefois des enclaves de roche encaissante, mais elle n'ont pas d'importance vu la largeur du filon. D'autres fois les filons sont séparés par des couches de roche. Les failles postérieures ne sont pas communes sauf dams le cas de quelques petits filons où à eu lieu un déplacement considérable où même une séparation du filon. Le fait que le mouvement à eu lieu cependant depuis que le filon existe est clairement montré par les joints nombreux et souvent caractéristiques qui traversent ia masse du minerai. Ainsi on a une série de joints parallèles à la direction du filon, et souvent une autre série de direction transversale allant d'un mur à l'autre et se continuant même dans là roche encaissante. Enfin il y a souvent des joints horizontaux ou “planchers” et des joints irréguliers en diagonale. Les plans de joints sont presque toujours très lisses et souvent doublés de quartz. L'absence de failles dans les massifs est probablement due à leur nature massive et résistante.

Le minerai typique à rarement la structure zonée qui forme des couches dans certaines parties du massif; ces couches alternent où passent insensiblement au minerai massif. On peut cependant discerner un fin zonage parallèle aux épontes du massif.

Les minerais. Le chapeau de fer. Le minerai essentiel de la zone exydée est une hématite contenant plus de 507% de fer, et depuis 10 à 15% de maticres silicieuses et argileuses. Sa profondeur varie depuis 88° à 160! avec une moyenne de 100. La profondeur d'oxydation à été clairement définie, dans tous les cas, par le niveau topographique des eaux du sol, quoiqu'elle dépende aussi à un moindre degré de la porosité relative des roches encaissantes. L'apparence de l'affleurement est souvent quelque peu décevante: ainst dans le cas des minerais dont la terminaison supérieure n'atteint pas la surface actuelle la ligne d'affleurement peut être marquée seulement par les ardoises ferrugineuses, ou il se peut qu'on ait aucune indication de la préseence du minerai en-dessous.

La limite inférieure du chapeau de fer est très bien nette et bien définie et le contact entre le chapeau de fer et le minerai sulfuré est quelquefois marqué par une Zone terreuse contenant beaucoup d'or et d'argent.

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Zone des sulfures enrichis.—{La partie supérieure de la zone sulfurée sur une épaisseur de 3° ou plus est généralement composée de pvrite lavée et appauvrie, contenant seulement des traces de cuivre. En-dessous commence la zone des sulfures enrichis qui donnent à l'analyse depuis 4 à 12°, cl re, avec une moyenne de + à 706. La pvyrite enrichie qui est plus tendre est plus poreuse que le minerai d'en-dessous, contient comme prodit d'enrichissement de la chalcopyrite et de la chalcosine, La chalcopyrité et la chalcosine sont toutes deux abondantes dans la partie supéricure de la zone où elles forment le remplissage fissures dans le minerai et dans la roche encaissante. La bornite n'est pas caractéristique, mais on a trouvé des filonnets de galène argentifère avec quelquefois de la tétrahédrite et d'autres minerais argentifères comme produits secondaires dans quelques massifs. On trouve le gypse et la barvtine comme minerais secondaires et remplissage des fisseurs et joints. On trouve aussi du cuivre natif en petite quantité sous forme d'arkerescence et aussi comme dépot sur les vieux bois de la mine.

Etant donné la transition imperceptible entre le minerai enrichi et le minerai pauvre, on ne peut pas déterminer exactement la profondeur de la zone d'enrichissement, et quand il v à des failles ou des fissures dans les massifs il peut en résulter un enrichissement local à une plus grande prefondeur que d'habitude. Cependant on peut fixer la profondeur d'enrichissement depuis 160° à 200! au-dessous du chapeau de fer où 260/ à 325’ en-dessous de l'affleurement. A cette profondeur le minerai contiendra dans les plupart des cas 37 de plus de cuivre.

Zone des sulfures primaires et pauvres.-Avec la profondeur le cuivre, qui à été le premier à enrichir le minerai et le dernier du massif primaire, va progressivement en diminuant. La teneur des minerais primaires varie entre 0:86 et 2% de cuivre, pendant que quelques uns comme ceux de ET Peruval et de la Zarza donnent à l'analyse 0:50% où moins. Le taux d'appauvrissement en profondeur varie. Dans les masses à faible teneur. il peut v avoir qu'un faible changement pour des grandes profondeurs. Quoique la loi d'appauvrissement en profondeur tienne bon, il y a des excepuons locales. A plusieurs mines on à trouvé des lambeaux de minerai primaire très riche (chalcopyrite) à ou près de la terminaison inférieure des massifs.

L'inclinaison de tous les massifs de Huelva est généralement très raide et varie très peu dans les différentes parties du district. Les difféinces dans le taux d'appauvrissement due'à cette cause, si elles existent, ne sont pas faciles à déceler, et dans tous les cas il n'est pas probable qu'elles aient ne signification économique.

Le minerai primaire peut être classé en + catégories: mincrai massif, minerai Zoné et complexe, ardoises pyriteuses et minerai magnétique. Le minerai massif dans lsquel il faut noter qu'on peut toujours discerner une densité de 4:35 à 4:8 et contient de 487% à 53€% de soufre. Comme la teneur en cuivre diminue, le minerai devient plus dur et plus blanc. La

quantité totale de silice, de l'alumine et des terres dépasse rarement 4 à 15, sauf dans les minerais silicieux locaux. va de petites quantités de plomb et de zinc. L'arsenie varie de 022806 à 16, et on constate la pré sence de traces de bismuth de sélénium, de tellure et d'autres métaux L'argent existe en quantité depuis ? à 15 once à la tonne et For va de 1, à 274 di ut présent

Pyrites en Norvège

On trouve de grands gisements de pyrite cuprifère cn Norvège le long de la chaine de montagne en gradins qui forme l'épine dorsale de la Scandina.ie entre Le 59° et le 70° de latitude. On exploite des minerais dans la région de Sulitielma dans le Nordland, au nord du cercle areétie dans le district de Trondhjem et en différents autres endroits le long de la cote centrale et occidentale. Les gisements de Sulitjelma sont les plus pro ductifs du rovaunux

Les gisements norvégiens ont la forme lenticulaire typique et sont intercalés en concordance entre les Hits d'un sebiste éristallin appartenant au silurien inférieur. Hs sont généralement intimement associés à des masses intrusives de gabbro où d'un granite sodique. Les massifs de minerai consistent en pyrite de fer et en chalcopyrite disséminée dans une gangue siiceuse surtout du quartz. Les veines varient en épaisseur depuis quelques pieds à plus de 60’; leur longueur horizontale à la surface n'est pas beaucoup plus grande que leur largeur, mais elles s'enfoncent à de très grandes profondeurs, formant ainsi des massifs de minerai dont la section est réduite, mais avant une très grande largeu

La gangue qui accompagne le minerai est généralement L uartz. Avec le quartz on trouve associées des quantités moindres de hornblende, de mica, et de grenat: on y trouve aussi comme minerais accessoires le feldspath, l'épidote, le sphène, la chlorite, le tale et la fluorines ily a aussi quelquefois en petites quantités de la blende, de 1x pyrrhotine, de la galène et du mispickel.

A Sr ma la présence de ces minéraux comme gangue oblige à concentrer On en fait deux produits, l'un contenant 480 de CUIVrE qu elter, et l'autre contenant 14% de cuivre, 45% de soufre, 34-50 22.50, de silice et d'alumine, qui est exporté.

On connait uu ccitain nombre de massifs de pyrite en Norvège, mais ils ne sont pas exploités à présent à cause des difficultés de transport.

Pvrite $ dit Japon.

Le Japoa possède 3$ des 250 plus grandes mines de cuivre du monde scelon Weed.2 Les minerais de cuivre se présentent en veines, en imprégna-

EVoir Mining in Japan, Fast and Present”, publié par le Bureau des Mines, Mini tère de l'Agriculture et du Commerce, Japon 1909.

“Copper Mines of the World W, H. Weed 190$, p. 149.

tions où en massifs dans des roches volcaniques acides et en lentilles de pyrite cuprifère dans des schistes eristallins.

Ces gisements sont exploités surtout pour le cuivre que ces minerai contiennent, le soufre étant perdu: cependant le minerai des gisements du tvpe mentionné en dernier Heu pourrait être utlis® pour son soufr D'après Le Mineral Industry" on à exploité un peu plus de 27,000 tonnes de pvrits au Japon en 1909, ce qui représente une production très faible quand on considère le nombre et les dimensions des gisements lenticulaires des pyrites

le cuivre. On re peut pas obtenir à présent d'indications, pour savoii

de quelles mines ce mirerai a été obtenu. Cependant comme il nv à pas

de doute que le Japon possède d'abondantes resources de pvrite cuprifère et comme ces pyrites peuvent devenir un facteur important sur le marché de la cote du Pacifique pour faire compétition aux minéraux natifs, j'ai cru devoir donner un schéma es deux gisements les plus importants du Japon!

La mine la plus import ate de pvrite cuprifère est celle de Pesshi, Cette mine est située dans la chaine de partage des eaux de Shikoku près de Kyoto dans le Japon méridional, et est située entre 3000 et 4000! audessus du niveau de la mer. Elle est reliée par chemin de fer à Nithama sur la cote qui est un point d'arrêt pour les paquebots.

Les roches du district sont des schistes chloritiques et graphitiques qui, près de la mine contiennent des bandes de schiste à piedmontite. II v a des schistes quartzeux le long des deux cotés du gisement et en certains endroits ils passent graduellement aux schistes À sericite et à peidmontite. Il va des affleurements de schistes amphiboliques d'exlogite et de plusieurs dvkes de serpentine contenant de la chromite au toit du gisement et à quelque distance de celui-ci

Le gisement lui-même est décrit corme étant formé d'un lit de pyrite de fer cuprifère ayant une direction de 120? et avec un pendage nord dans le niveau supérieur de 45° et de 60° dans le niveau inférieur. Le lit a lus de 3000” de longueur, 2-30 de largeur, et la partie la plus profonde aujourd'hui (1909) est à 2150 de long du pendage. Dans le lit il v a deux gonflements qui semblent se diriger de la partie supérieure ovest à la partie inférieure est, avec une pente d'environ 45°. I va plusieurs failles en escalier dans la partie de l'est,

On peut classer le minerai en 3 catégories:

(b) Minerai zoné avec la roche stérile, contenant 4% de Cu, et 30€,

de SiO,.

(Ce) Minerai enrichi.

(a) Pyrite massive contenant environ 3% de Cuivre et 27, de SiO..

La teneur moyenne du minerai durant une période de 3 mois en 1909 était 3.874 de Cu, 33.3 de soufre et 35.3"! de fer. d'abord grillé en tas pour réduire la teneur en soufre: on le traite ensuite aux hauts-fourneaux; le reste du minerai est soumis au grillage pyriteux.

Extrait de “Mining in Japan’, p. 220.

Il existe d'autres gîtes de minerai d'un type semblable à la mine Kune qui est située dans la région montagneuse et boisée, sur le rive gauche du cours supérieur de la rivière Tenrvû, à 36 milles au nord de la gare de Hamamatsu sur le chemin de fer Tokaidô. Le gisement le plus important forme un massif de minerai irrégulier avant une longueur d'environ 1000” avec une largeur movenne de 45” et 100” de largeur maximum.

I v a aussi d'autres lits sous forme de masses lenticulaires de petites dimensions variant en largeur de 3° à 25’.

Le minerai donne à l'analyse 45% de cuivre, 43% de fer, 45% de soufre et 45% de silice. Le meilleur minerai contient plus de 20€ de cuivre.

I existe un grand nombre de dépots semblables au Japon, dont quelquesus ont une importance considéral le.

Tels sont les gîtes de pvrite de Hibira, de Hyuga et de Itsuki, qui sont exploités dans des ardoises carbonifères près du contact avec un

porphyre quartzifère.

psétaaa est aoû:

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