TYPE DE FOURS EMPLOYES POUR BRULER LE SOUFRE
Une des premières méthodes en vogue pour produire du SO; pour la fabrication de l'acide sulfurique consistait à placer du soufre dans un vase en fer et à l'enflammer. Ce vase est alors introduit dans une chambre de piomb étanche à l'air et rempli d'air humide. La combustion du soufre se continuait jusqu'à ce que tout l'oxygène de cet air fut absorbé. Après avoir attendu assez longtemps pour permettre l'absorption par l'eau des vapeurs produites dans la chambre on ouvre les portes, de l'air frais est admis ét on introduit une nouvelle quantité de soufre en combustion: ce procédé se répétait ainsi de suite. Naturellement cette méthode intermittente de provoquer l'oxydation du soufre était lente et dispendieuse et la quantité d'acide ainsi préparée était petite et coûteuse.
On à essayé ensuite de bruler le soufre dans l'air dans des vases à l'extérieur de la chambre à acide et à fabriquer l'acide d'une manière continue.
Il existe beaucoun de types de fours de cette catégorie. Jusque dans les dernières années le type de four plat ou à panne dans ses formes variées, a été le plus employé. Beaucoup de ces fours sont encore en isage dans les usines à acide, dans quelques moulins au sulfite et dans d'autres usines industrielles. La nécessité d'avoir un gaz très riche pour la fabrication de la pâte au sulfite et le désir d'obvier aux nombreux défauts de fours plats ont conduits au développement de plusieurs types de fours mécaniques d'un rendement plus grand que ceux de l'ancien type. Ces fours mécaniques sont largement employés dans les moulins au sulfite et autres industries et paraissent devoir remplacer les anciens types mêmes dans les usines de produits chimiques où on se sert du soufre.
Îl'existe un grand nombre de différentes sortes de fours plats en usage. Le lecteur qui s'intéresse aux détails de leur construction et de leur manipulation, fait mieux de consulter un des ouvrages techniques sur ce sujet!
On n'a pas voulu republier les descriptions détaillées des différentes sortes de fours plats, la description donnée dans ce rapport s'applique plutôt au type de four qu'à un four industriel.
Les fours mécaniques en usage dans les moulins américains sont décrits plus complètement parce que ce type de fours deviendra d'un usage général et qu'il n'est pas si facile d'obtenir des descriptions de ce type.
* Lunge, Suiphuric Acid and \ikalis, 3eme édition, Vol. L, Part. 1, pp. 268-286. Hoffmann-Papier Fabrikation, 2ème édition, Vol. I, pp. 1454-1462. Papier Zeitung, 1894, 1895 et autres.
Fours plats ou à marmite.—La forme la plus simple d'un four à marmite consiste en un vase de fonte à fond plat, recouvert d'une voûte en fonte ou en briques pour former chambre. Les marmite varient en grandeur-profondeur 3”’-7°!
en fonte ou sur des colonnes en briques ou sur des murs. Il est ordinairement légèrement concave ou incliné de façon à recueillir le soufre fondu
, largeur 3-4’, longueur 6’-8’. Le fond repose sur des pieds
dans un bassin près de l'avant. Pour faciliter l'enlèvement des cendres et simplifier le chargement du four, le profil de la marmite est souvent réduit
F16, 26. Plan d'un brûleur à marmite Keliner pour brûler le soufre (Hofimann)
à un bord simplement de 2” de haut au moins. A un bout de la chambre se trouve ordinairement une porte et l'autre bout est relié à la conduite qui amène les produits de la combustion à l'endroit de leur emploi. La porte qui recouvre toute la section transversale du four, est suspendue en haut. Pendant le chargement elle est relevée, le soufre est ctendue uniformement en avant de la panne et la porte est formée ensuite. L'airentre par en avant en gardant les bords de la porte légèrement soulevés par des vis à main placés à cet effet.
Pour oxyder le soufre dans un four de ce type on commence à faire un petit feu de copeaux de bois en avant du four pour chauffer la panne et les briques. Si le four est assez chaud pour fondre le soufre, le feu est enlevé et le soufre y est projeté et allumé. La chaleur produite par la combustion fait fondre le soufre qui s'étend sur les 2-3 de la partie antérieure de la panne. Au fur et à mesure que le soufre brule, il faut ajouter de nouvelles quantités de temps en temps.
Ilest facile de voir que le chargement intermittent du soufre, en ouvrant les portes sur toutes la largeur du four, permet l'entrée subite d'une grande quantité d'air froid dans le four. Cet air non seulement refroidit le four et les gaz temporairement, mais dilue encore les produits de la combustion et rend l'opération du four irrégulière.
Où on emploie plusieurs fours, ouvrant dans une conduite commune, le dérangement produit par l'ouverture des portes de chargement peut être réduit de beaucoup en chargeant les fours d'une manière régulière à des ntervalles fixes.