LA PYRRHOTINE COMME SOURCE DE SOUFRE
Les pyrites magnétiques ou pyrrhotines contiennent, si elles sont pures, 39:6; de soufre! Les pyrrhotines minées en contiendront moins: Île soufre des minerais nickélifères de Sudbury descend à moins de 1594. Les minerais ne sont pas considérés comme source de soufre. L'opinion c«
minante de beaucoup de professionnels jusque dans les dernières années peut se résumer comme suit:
Une des erreurs les plus séricuses faites dans la fabrication de l'acide des pyrites est d'essayer d'employer la pyrrhotine ou le monosulfure de fer au lieu de la pyrite ou bisulfure de fer. À part la grande diminution en soufre 364 au lieu de 33€4, le monosulfure ne dégagera pas le soufre qu'il contient, mais s'encroûtera d'oxyde de fer, deviendra noir, et s'éteindra si on le traite dans un four à pyrite ordinaire. Il ne semble pas possible qu'on puisse construire de grandes usines pour la fabrication de l'acide sulfurique, qui tire leur minerai entièrement d'un dépôt de monosulfure sans valeur mais ces cas se sont rencontérs plus d'une fois, et continueront là où l'entreprise est conduite sans direection expérimentée?
Le perfectionnement ultérieur des modifications du four McDougall pour minerais menus à tout de même atteint un tel degré, qu'on commence à reconnaitre qu'en l'absence d'autres minerais convenables, il peut être commercialement pratique d'employer des pyrrhotines comme source de soufre. Le gaz contenant environ 4% de SO: à été obtenu en grillant de la pyrrhotine dans un four Wedge sans addition de chaleur extérieure. Les meilleurs résultats pour tant qu'ils ont été publiés, semblent être ceux de Ernest À. Sjoestedt à Sault Ste. Marie, Ontario. L'extrait suivant pris presque mot à mot d'un rapport de Mr. Sjoestedt® publié sur ses expériences, est d'un intérêt plus que passager.
Mr. Sjoestedt devait récupérer le soufre et le fer des pyrrhotines à basse teneur de Sudbury, minerai contenant en moyenne 15 20% de soufre, 13% de nickel, 0:37 2%; de cuivre le restant étant du fer et de la gangue. \ cause de Ja facilité avec laquelle la pvrrhotine se distingue de la chalcopyrite (jaune foncée) il a été possible de faire une séparation partielle à la mine, au broyeur, et sur les tables de classement à la sortie de li mine. On a obtenu deux qualités de minerai pouvant se traiter, l'un riche en cuivre et en gangue et pauvre en soufre destiné à la fusion ordinaire pour mattelet,
D'après la formule Fe7S2. Voir page 13 Peters, Modern Copper Smelting, 1901, pp. 16K-9. Sjocstedt Ernet “Aeid Making from Pvrrhotite”" Jour, Can, Min, Inst. Vol. VIH 1904, pp. 480., Can. Min. Jour, Volt, NAT, pp. 64-09, 1904.
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l'autre pauvre en cuivre et gangue mais riche en soufre et nickel, destiné aux usines à acide. Cette dernière catégorie à ordinairement en moyenne 28% de soufre, 3€% de nickel 0:54 de cuivre et 50€ de fer.
Le soufre de ce minerai devait être récupéré sous forme de SO; en grillant la pyrrhotine dans un four fermé. Après nettoyage et refroidissement le gaz servait aux usages suivants:
1. A la fabrication d'une liqueur au bisulfite pour le moulin de pâte au sulfite.
2. La fabrication d'un liquide d'anhydride sulfureux, destiné à servir comme réserve pour le moulin à sulfitée, au cas d'un arrêt ou d'une interruption de l'usine à griller, ou s'il fallait pour le moulin plus de gaz ou un gaz plus riche que celui venant des fours en marche, il servait aussi comme produit commercial pour être vendu aux usines avec appareils frigorifiques, à la fabrication de la glace, aux raffineries de sucre aux usines de blanchissage, comme désinfectant, etc.
3 A la fabrication de l'acide sulfurique à 50°B, 66°B et 98°B de concentration, pour le marché général.
Un nombre d'essais différents ont été faits dans des fours à puits et à réverbération et plus tard dans des fours cylindriques à griller mécaniquement. À la fin est venu le type de four, nommé four Sjoestedt dans ce rapport! Après une série d'expériences heureuses, on à construit une usine de 4 batteries de four 16 unités pouvant traiter 40 tonnes de minerai par jour. Après on à construit plusieurs usines de moindre importance. L'une d'elles était plutôt une usine de préparation, consistant en un broyeur à machoires de 28” x 15°”, 2 rouleaux de 36° et un tamiseur tournant à mailles No. 16, et pouvant pulvériser environ 80 tonnes de minerai par 10 heures. 2 générateurs de gaz à l'eau Dellwick-Fleischer No. 4 produisaiert chacun 200,000 pieds cubes de gaz à l'eau par heure, ou environ 800,000 pieds cubes par jour. L'installation électrique pour donner le: pouvoir nécessaire consistait en 4 moteurs électriques de 95 H.P.
On emplovait d'abord le gaz à l'eau comme combustible auxiliaire, mais en perfectionnant graduellement les détails des fours et avec l'expérience acquise on réussissait finalement à les faire marcher sans gaz. Depuis on a grillé la pyrrhotine ‘ans aucun combustible étranger (même si le soufre du minerai était en moyenne seulement 20 25%, on produisait un gaz d'une concentration suffisante (6 10€; de soufre) pour fabriquer la liqueur au bisulfite et du SO; liquide: en permettant l'entrée d'une assez grande quantité d'air on obténait un minerai bien grillé, avec seutement 0:20 0:7504 de soufre, et un gaz pauvre, mais la teneur en soufre était de 1-3 si le gaz était plus riche.
La valeur d'un gaz de 6-10 de SO: provenant de la pyrrhotine sera appréciée si on remarque que le maximum théorique est 12:78, en admettant que l'air contient 21% d'oxygène en volume. Le tableau cijoint a été fait d'après les chiffres obtenus d'un essai de 2 semaines au mois de février 1904.
1 Voir Chapitre V, p. 127,
TABEEAU XXV.
a b | fe d e Moyenne Insolubles 24:74 29:20 | 24:95 21-03 16:10 22.50 Soufre 26:30 23-81 | 24:67 27-00 29-90 24:46