BIBLIOTHEQUE D'INFORMATION SOCIALE
Au sortir de la grande guerre, devant tant de crises qui paraissent encore menacer la civilisation, le premier besoin, le premier devoir est de s'informer.
Une information sociale étendue et précise est la première condition d'une action féconde. Combien de décisions fâcheuses n'a-t-on pu relever, tant dans la politique intérieure que dans la politique extérieure, qui semblaient impliquer d'abord la méconnaissance des faits ?
Dans quel état, — moral, politique, économique, — la guerre a-t-elle laissé les nations alliées ou associées, ennemies ou neutres ? Quels plans ont dressés, quelles expériences ont déjà tentées telles d'entre elles, soit en matière scolaire, soit vn matière industrielle, soit en matière financière, pour commencer « leur reconstruction » ?
Quelles sont les formes nouvelles d'ordre qui paraissent s'imj)oser, soit qu'il s'agisse de rapports entre classes, soit qu'il s'agisse de rapports entre nations ?
Le monde nouveau cherche sa voie. Pour l'éclairer, il importe d'étudier d'abord avec soin, en même temps que l'idéal qui plane devant les consciences, les réalités qui pressent sur elles.
Sur toutes ces questions, nous voudrions aider à se renseigner, non seulement les hommes de science, mais les -hommes d'action, non seulement les professionnels, mais la masse du public. Des livres à la fois documentés et vivants, où de la foule des renseignements, des chitires ou des textes, se dégageraient les grandes idées directrices du mouvement contemporain, c'est ce que voudrait offrir la BIBLIOTHÈQUE D'INFORMATION SOCIALE.
La direction a été confiée à Monsieur BOUGLÉ, Professeur d'histoire de l'économie sociale à la Sorbonne. Les titres des ouvrages qui vont bientôt être publiés et de ceux qui sont en préparation indiqueront l'esprit de la collection.