TITRE VI
Jusqu'ici, nous sommes resté eiclusivement dans le domaine du raisonnement, sans en faire aucune application à la pratique sociale ; c'est-à-dire : à l'ordre moral mis en harmonie avec l'ordre physique, avec la matière, avec la richesse pour tous et pour chacun. Cette harmonie constitue ce que nous appellerons : justice sociale réelle ; et, p;ir abréviation, justice.
Mais, cette application est précisément, ainsi que nous l'avons vu au Titre !•% k complément de la science sociale. Nous devons, maintenant, nous en occuper.
La formule d'application de la justice, déduite du raisonnement, à la richesse d'une société considérée en dehors du despotisme, constituera, dès lors, ce que nous appellerons : forme socide extra-^espoti-^ que; ou, forme sociale d'ordre réel.
Dès que nous aurons trouvé cette formule, ce sera un pas de plus que nous aurons fait vers la solution de notre problème.
Ici, néanmoins, nous devons faire observer, et très spécialement ; que, l'état puéril de l'humanité n'a point pour sujet une société neuve, exempte de croyances illusoires et faussement appliquées comme vraies; mais bien, des sociétés tellement viciées dès leur origine, à cause de l'ignorance nécessairement primitive, que l'injustice, ou l'application de faux raisonnement, est, pour ainsi dire, devenue leur essence.
U faudra donc, pour éviter toute résistance à l'établissement de l'unité de conviction nécessaire à l'existence de l'ordre, faire en sorte de concilier dans cette formule : la disparition des applications de faux raisonnements, des injustices existantes, causes de l'état anar-*
chique; avec les intérêts des individus qui jouissent des avantages résultant de ces mêmes injustices»
Nous aurons dès lors^ deux formules sociales, relatives à Tétat extiadespotique :
L'une de transition ou de liberté relative; *
L'autre de liberté absolue; c'est-à-dire : absolument conforme aux conclusions du raisonnement réel.
11 est évident : que, la formule de liberté absolue doit, néceasaire-ment, être préalablement connue, pour que la formule de liberté relative puisse avoir une existence pratique, comme capable de servir de base à Tordre.
Car, pour que cette çxistçnce soit réellement pratiquent comme utile, il faut qu'il soit possible, à chacun, de se convaincre : que, la formule de liberté relative a pour ess^ence de tendre continuellement vers la formule de liberté absolue. Et, en dehoips de la prédétermination de la formule absoluç, cette tendance pourrait toujours être contestée : ce qui rendrait Tordre imppssible, au nioyen de la formule de liberté relative.