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* Une lois la pai 1 nt
nouveau d'énormes difficuiiés, Les
de l'Ouest restèrent, comme on | occupées par les troupes allemandes, ainsi que VUkraine. Or ces régions constituent la partie de l'empire russe la itieux developpée au point de vue économique. Dès que les arrivages de Pologne et des Pro-.
vinces Baitiques furent interrcmpues, line dustrie‘russe se trouva privée de ses res- :
sources essentielles. La perte de l'Ukraine .» se fit encore bien plus sentir; car c'est au premier chef un des greniers de la Russie, M elle fournit des céréales, du bétail, du sucre : et d'autres produits pour la Russie centrale © »
moins fertile: en outre, c'est dans la partie
orientale de l'Ukraine que se trouvent les
riches gisements de charbon et de minerai.
Bientôt la situation. empira encore da-
vantage. Les gouvernements impérialistes d'Angieierre, de France et d‘'Amerique dirèrent vengeance de la paix séparée:
d'alliés de Ia Russie ils devinrent ses ennemis. [ls excitèrent les Japonais contre
la Russie et frovorisèrent la mutinerie des ;
T£héco-Siovaques.
Le cas de ces derniers se présenteainsi Le gouvernements de Kerensky avait armé et | incorporé dans l'armée russe les prisonniers de gucrre de l'armée autrichienne, Tchèques,
Slovagies, Serbes et aures, tqui nourris.
: : us FR NERE fr armes et à
Ee. exigérent leur envoi en France. Dar la.
$ | Sibérie pour se batire contre l'Allemagne, Le (eue, le gouvernement revolutionnaire ne
“+ poux vait admettre, comme étant contraire. au traité de paix. Alors les agents de la France et de l'Angleterre ameuièrent contre 14 lé Russie révolutionnaire ces troupes, auxà quelles se joignirent bientôt une masse d'officiers et d'autres éléments contre-révo-
lutionnaires de l'ancienne armée du tsar.
Les capitalistes prodiguèrent leur. argent
pour ee dans ces bandes toute une
racaîlle d'aveniuriers. Il se forma ainsi une : nombreuse armée qui se rassembla 4 l'Est,
sur le Volga, en remontant jusqu’à V'Oural
et privé la se da son second grenier, :
D la région du Volga. Finalement les Anglais ue debarauèrent dans. le Nord. 4e Pt
Par conséquent a Russie, après avoir
| conclu la paix avec l'Allemagne, dut faire
la guerre au Sud, à l'Est et au Nord contre les armées contre-révolutionnaires et, pour comble de malheur les artivages de
vivres, de fer et de combustible lui furent | | supprimés.
Mais ce n'est pas tout. Les pa asiebns - de l'ancien régime fe desarmèrent pas. Ils. cherchèrent par tous les moyens 4 empêcher
le nouveau gouvernement d'établir une :
daministration organisée. Les fonctionnaires se livrèrent au sabotage, les fabricants pro. voquérent à dessein des grèves ou décré-
he tèrent le lockout. Ces centre-révolutionnaires
né Rcitateht même pas devant des révoltes à main armée.
C'est ainsi que la Rats ssie révotitiontae eut a mener la guerre à l'exterieur et la guerre “civile à l'intérieur. C’est ce qu'on ne doit pas oublier quand on veut juger les actes du gouvernement révolutionnaire, | le D as bolchéviki. 1
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Le programme des bolché ik A
2 ie arm — — ur es SEA far TEENS 2 PETER ER MEUTE E RE ” Sn * À CES < 7
: D'après la doctrine des grands maîtres dé socialisme, Marx et Engets, fois Savons ue-lhistoire de la société humaine est dstétiiinée par la lutte des classes et que : dans la société capitaliste moderne l'Etat | sert aux classes possédantes à dominer les < masses ouvrières. C’est pourquoi Marx et Engels assignèrent pour tâche à la classe :
ouvrière de briser le pouvoir de cette classe dominante, d’anéantir l'Etat sous sa forme actuelle, pour étab'ir la dictature du prolétariat.
«"GCere “dictature du protétariat n'est pas un but en soi, mais c’est le moyen Me réaliser Je régime socialiste. Car un régime comme le Li agde où il n'y a ni asservissement ni exploitation, où tous les moyens : dé production appartiennent en commun à tous ‘les hommes et où les produits du travail profitent à tous, un tel régime ne peut s'établir du' jour au lendes + pe un enfant le compréndrait. ed ‘7 Mais nous savons d'autre part que ce n est pas par de bonnes: paroles sue "on Po
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under: les capitalistes et FR nobles .
: noncer à leur situation. dominante, à leurs richesses et à leurs privilèges, be La dictature du prolétariat, telle que à Fi l'ont comprise Marx et Engels, consiste US + brièvement él Cept. nn … Dans la période de transition di capi- ? talisme au socialisme Voie. besoin d'un ordre gouvernemental pour éviter une | son totale: Mais: PEtat actuel : piest autre chose que la-dictature du capital. ‘à __ L'Etat capitalisté est une rm sachine com- Re re qui sert à maintenir les masses laborieuses dans l’obéissance et la souinission et à les livrer aux capitalistes. C'est | seulement dans ce but que travaillenten dernière analyse toute Ja bureaucratie, fa a police, l'armée avec tout ce qui s’y rattache. Il est d'ores et déjà évident que tant quel’Eta subsiste sous cette forme, toutéten- tative de préparer le socialisme est vouée Le
à l’insuccés. Le socialisme est dans l'inté-
rêt des masses laborieuses, du prlétariat; la classe des capitalistes fui résiste avec, “5 toutes les forces auxquelles elle commande. TR L'Etat actuel, étant l'instrument de cette 4 classe, ne peut servir à réalisar le socialisme. 4 C'est pourquoi ln classe ouvrière doit saisir le pouvoir politipue, doit créer une FE machine gouverrementale qui puisse servir HE son but, la préparation du socialisme. | Es Il s’agit donc de détruire la. vieille | à ( - machine gouvernementale, .de Ja briser aussi radicalemerit que possible, et. d'en construire une nouvelle, une machine be serve le prolétariat.
L LA ES AU Dee SU ti DURE UE
| dc Jont doré 1e tiches que doit 4 se e proposer le prolétariat après s'être emparédu pouvoir politique? Kart Mur a formulé dans une courte phrase gfe le passage du ‘ :
régime capitaliste au régime socialisté com.
porte ,l’expropriation des expropriateurs" ès On doit le comprendre ainsi: La prop riété capitaliste s’est développée | par le pillage séculaire des masses popu! aires.
La er et le brigandage, la traite des … esclaves, l'usure, la fraude dans le cofimerce « furent l'origine de la richesse capitaliste.
© Les masses populaires furent systématique. | ment pillées ‘et la richesse servit alors aux classes dirigeantes à concentrer entre leurs mains tous les moyens de production. ui L'exploitation et l’asservissement ne pren.
…éront fin que lorsque tes moyens de pro !
duction seront repris aux propriétaires 4 privés et remis à la coinmunauté. 200 Nat relier ment les nel et des 1 classes dirigeantes qualilient cela de criante M injustice, de brigandage et de vipience, Pour eux là propriété privée est un droit ‘sacré, Mais Ü y « également un autre Groit qui s'appelle le bien on le bon- ub heur de la communauté. : Fa Nous autres socialistes sommes terme- ‘1 mént convaincus-et nous le prouvons par | la sci ence-que e l'introduction du socialisme | supprimer la inisère, accroitra infiniment : je borhenr de l'hamani! té entière, que seu- | dns alors la guerre, Île brigandage ft. .
: Fasservissement D Heat dfit lin et que come | mencera une ère de développement inout "de la UNS c'est ere pu | 2
8 pas. l'intention < de nos [arrêter de 1 droit de propriété des” Dia 1ESUr:
“C8 italistes. hp — Expropriation des propr iétaires à capitalistes, iransmission des moyens de production au pouvoir de {a collectivité, telle est la tâche principale qui doit être accomplie pendant Ja dictature dr: prolétariat. : | Mais il y en a encore bien d'autres. ll:
faut en meme temps veiller 4 la sécurite publique, créér un appareil. administratif, | | maintenir la production, régler à nouveau oh repartition des biens, Oorganisér une école nouvelle, en un rot cet Etat, sui ue sert. la dictature du prolétariat, doit diriger ne a vie publique toute entiére.… ke Les bolchéviki n’ont derc pas eu be.
soin d'élaborer un nouveau programme, 4 ïs ont seulement entrepris de réalisar le programme de Karl Marx et de Frédéric Engels, le programme du socialisme scien- | tifique. Ts ont réalisé la dictature du pro: Iétariat, Les formes que revêtit cette dicta- M: ture dependent des conditions particulières qui régnaient dahs le pays. Nous allons maintenant essayer d'exposer brièvement :
létat de choses en Russie sous Ja domi.
nation des bolchéviki.
je : Le bisenetidi des Soviets.
La nouvelle Russie s appel e République AScialiate Fédérative Russe des Soviets. Les Conseils (en russe Soviet) des. paysans et des ouvriers incarnent le Fee gouver-
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|riemental. Ées paysans à la campagne et { es ouvriers dans les villes élisent pour l'administration des affaires publiques leurs representants,-et ceux-ci forment les Conseils. Les Conseils des communes rurales et des villes délèguent leurs mandataires dans le Congrès des Conseils“ qui siège pério- ..diquement et qui est l'organe suprême du “du pouvoir gouvernemental. Dans l'inter- -välle des sessions les affaires de l'Etat sont dirigées par un ,ComitéCentralExécutif pour A toute la Russie", élu par le ,Congrès“.et par. les : Commissaires -du peuple, qui .administrent les diverses branches des services publics et forment ensemble le
Conseil des Commissaires du Peuple.
. Cette organisation gouvernementale se M distingue de l'Etat bourgeois. avant tout 4 en ce que seules, ici, les masses laborieuess,
les ‘paysans et les ouvriers (en outre
ticuliers) influent sur les affaires publiques.
Là est le point essentiel autour duquel il - ya eu en Russie de violents conflits d'idées. Alors que les partis. bourgeois et les soc: 4 alistes oppriunistes, les menchéviki, sont :# pour la ,République démocratique“ et récla.
ment la convocation d'une ,Assemblée Con-
stituante", es bolchéviki répondent que ‘4 cela n'a servi à rien aux inasses popuiaires ainsi que l'enseigne l’histoire de toutes les ! révolutions jusqu’à ce jour. Tant que les Capilalistes disposent dé la richesse, ils ont en main les, moyens de tromper dim
| porte quêlle dé mocratie et d'en faire une SeRpetUEe (Ce mot signifie. co me on sait,
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ldats, qui forment des Conseils par
nent. du Daupiér. Tant qu ff ÿ j'éura Le ét ries et des. capitalistes, toute déccratie n’a aucun sens. Unie pareille ,Conuante“ aboutirait, une ‘fois de plis, aux ofences de la majorité, : comme cela fut cas jusqu'ici dans chaque révolution, oi, en supposant le mieux, à a formation cd uré démocratie bourgeoise“ ‘les.
ouvriers seraient tout aussi opprimés que dans une monarchie constitutionnelle. {Voyez la France et les Etats-Uni s, où le sort des
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“ | ouvriers n'ést certes pas digne d'envie). Au contraire: si nous voulons briser la ‘puis- ‘sance du capital, nous devons priver jes capitalistes et leurs satellites politiques de no toute influence sur les affaires. publiques.
La seule objection que: Von ‘pourrait faire est que les ouvriers et les paysans sont trop peu instruits pour s'orienter dans la tâche difficile de l'administration de l'Etat. Pourtant la pratique montre que celte difficulté n’est pas trop grande. I y.
a aujourd’hui dans chaque pays des milliers de prolétaires instruits, qui se tiennent sur le terrain révolutionnaire, quiont cosacré leur vie entière à la cause dü socialisme et prouvé par leurs actes leur dévouement.
Ces camarades ont la confiance absolue des Ouvriers qui les rise volontiers dans les . Conseils, | Ensuite nous. voyons: quedans la Constitution russe il nexiste. point de Parlement, Les Conseils ont à administrer et sont en même temps dès organes popu- Rte de même le Congrès des Conseils est pas un Parlement, mais une réprésen-
tation de ces Cool Mate les Patlements ‘ sont depuis longtemps devenus des parlo- . 4 tes, dont l'importance n'a cessé dedécroître. 4 “dans. tous les pays durant les dernières Le. décades. Dans l'Etat bourgeois iis étaient (M à indispensables, parce que là Je gouverne. : | ? ment est quelque chose de séparé de la masse du peuple. Là où le peuple travail. 4 leur gouverne lui-même par ses représen- :
tants, fl n’a plus besoin de parlotes. a Dans la République de à il est vrai qe l'ouvrier vote tous les deux, trois ou! quatre ans pour le ,représentant du peuple“ : aux élections, mais son influence sur pee nn | affaires de de at se borne à cela. H én va “autrement dans la République des Soviets. :
:ciles délégués élus dans les Conseils son des homines d'action et restant en con- tact permanent avec leurs mandants. Chaque électeur les contrôle constamment. Chaque | délégué doit régulièrement rendre compte | .de ses actes à l'assemblée rurale, à son.
corps de métier ou au comité de fabrique. : C'est le gouvernement des masses qui par-.
ticipe au plus haut degré à toutes les affaires on | ne
La solution de la question | agraire.
Lape
> AZ fx
Depuis longtemps la situation “ds pa e sans russes était sans espoir. Le servage ne fut aboli en Russie qu'en 1861, les Paysans. étaient b juan au sang. 2e:
il y à eu beaucoup d'améliorations, + 1t la classe rurale reste dans une
Situation d'une tristesse idescriptible. D'a-
bord elle ne devint propriétaire que d’une
partie du sol, tandis qu’une grande partie demeura en possession des grands propré-
lairss ionciers nobles, en second lieu les. +260 furent! sans ménagemient accablés Les grands propriétaires ne cultivaient que rarèment leurs terres eux-mêmes, ils les affermaient aux paysans contre un
fermage usuraire. Le paysan ainsi pressuré
était trop pauvre pour se livrer à une éxploitationrationnelle, lesfermesmanquaient
de bestiaux et d'instruments aratoires. C’est
Pourquoi le sol russe ne produit. que la
moitié autant que dans les pays européens d'Occident. Si malgré tout la Russie ven-
dait baucoup de blé à l'étranger, c'est
seulement parce que je paysan russe endu- Tati la faim mais devait vendre son blé
pour acquiter les impôts et le fermage.
Durant l’époque du gouvernement provi- Soire messieurs les bourgeois ne risquèrent
pas d'aborder la question agraire. Mais les
Paysans procédèrent carrément: ils prirent .
. simplement possession des terres des grands
Propriétaires. Mais la classe rurale ne forme
… nullement une masse homogène, il y a de . fiches paysans qui souvent exploitent leurs
congénères de la pire façon, et il y a des
paysans pauvres. Lorsque s'effectua ce |
| partage sauvage, las prémiets semparèrent des meilleurs terres, et les pauvres ne Îurent pas en état de cultiver le sal.
as
(e ar
Le Gouvernement des Soviets promulgua alors une loi déclarant la terre propriété du peuple et préparant une répartition équitable de cette terre entre ceux qui la cultivent..Mais en même temps il encourage la Culture collective du sol. Ii se forme des communes rurales qui cultivent le sol en commun..sur une grande écheile et ces la première année d'excellents résultats.
A.vrai dire il y.a ici encore énormé-
ment à faire. Avant tout le pays ruiné par
la guerre manque de bétail et de machines
agricoles, . mais ce n'est sûrement pas la
faute du gou
vernemn et du nouveau ré-
gime si l’on ne peut remédier à ces défauis. ‘ à H est cerrain en tout cas que le paysan ne.
russe reprend haleinc et que sa condition . 4
est infiniment meilleure qu'auparavant. A .. Les propriétaires, de même-que les pay:
sans riches et les usuries de village sont
assurément les ennemis du nouveau goù-
vernement, mais ce m'est pas la tâche du
gouvernement révolutionnaire de gagner ja à sympathie de ces vampires. 4 |
x principe que le gouvernement des
Soviets applique à l’industrie est le sui vant: les fabriques sont la propiété de: ls»
nation et sont dirigées par les OUVrIÉrS; 2. 1
… Dans.la pratique cela se passe ainsi:
les ouvriers des diverses branches élisent des Comités de fabrique qui entreprennent
iger “pige “ci. Ets hotes, iaîtres et le personnel de bureau res-
ent à leurs postes et peuvent être élus at omité pour autant qu'ils jouissent de la confiance des ouvriers’ Mais il importe de diriger la production d’une manière uniforme
Dans ce but on a créé pour les diver:
ses industriers des institutions centrales qui
répartissent les matières premières et fournissent des indications sur les marchandi-
ses à produire. Ici coopèrent les corps de
métier qui délèguent dans ce but un grand
nombre d'ouvriers exérimentés et partici-
pent à toutes les délibérations. À vrai dire la tâche est gigantesque et les obstacles s'élèvent à une hauteur inquiétante. Avant
tout les ouvriers des diverses branches ont Souvent au début manqué absolument du zèle ét de la discipline nécessaires. Mais
pes leur jettera la pierre? L'exploitation et les vexations aux rquelles l'onvrier était en
proie ont enfin cessé: qu'y at-il d'étonnant
qu il dépasse les bornes! On doit piutôt
Sétonner que cette période ait été très rapidement surmontée ‘dans beaucoup d'in- . dustries. Les ouvriers des fabriques firent
- preuve d’une discipline étonnante; avec
leur entière approbation, les Comités furent
(très vite en état de mettre à la raison les éléments récalcitrants ou de les éloigner 7 de l'entreprise. Ailleurs les corps de 1flétier intervinrent et firent fermer An ER
vertissements
où les bonnes paroles et les ñe produisaient aucun effet. On peñt dire que l’activité de l'industrie se développera
parfaitement sous le nouveau “régime, sa
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