CONCLUSIONS
1° Toute pelviviciation notable se traduit par des modifications marquées du quadrilatère obstétrical.
2° L'étude systématique de ce quadrilatère a donc une importancë extrême en clinique obstétricale, soit pour confirmer le développement normal du bassin, soit pour mettre sur la voie de pelviviciations dont l'importance aurait pu passer inaperçue. Dans le cas où ces modifications sont à peu près les mêmes pour des pelviviciations de nature essentiellement différente (luxation coxo-fémorale congénitale double et spondylolisthésis par exemple) d’autres moyens d'investigation complémentaires (tels que le Schéma de Neugebauer) permettent le diagnostic différentiel :
3° L'étude méthodique soit du quadrilatère obstétrical dans son ensemble, soit des triangles secondaires qui le constituent, soit enfin de ses diagonales ou de ses côtés conduit obligatoirement au senpaue d’une altération pelvienne déterminée.
4° Les principales pelviviciations susceptibles d'être découvertes par cet examen sont :
a) pour la diminution générale de l'aire du quadrilatère obstétrical, le rétrécissement général du bassin, simple ou compliqué d’aplatissement (voir page 43). |
b) pour l'asymétrie des triangles latéraux, le bassin oblique ovalaire vrai et le bassin « de type » oblique ovalaire. Dans les deux cas, le côté malade correspond au triangle latéral le moins développé, mais la symphyse
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pubienne est déplacée du côté sain dans le bassin oblique
ovalaire vrai, et du côté malade dans le bassin de type oblique ovalaire ;
5° Les lésions rachidiennes, causes de pelviviciation altèrent uniquement la hauteur et par suite l'aire du triangle lombo“sacré dans la lordose et la cyphose, alors que dans la scoliose, il y a également obliquité de la diagonale horizontale ;
6° Dans les boiteries, les asymétries pelviennes se combinent toujours avec une obliquité de la diagonale verticale et une atrophie variable de l'os iliaque et des masses fessières, atrophie forcément plus apparente dans les bassins coxalgiques.
Dans la luxation coxo-fémorale, il y a lieu, avec Budin, de tenir compte, en outre, des modifications de la ligne épitrochantérienne.
Dans tous ces cas sans exception existent des déformations de l’ancre fessière.