II AVERTISSEMENT DE LA COMMISSION
était pas de même des deux autres. M. Roux a pu dire avec raison, dans sa préface, que ces deux derniers volumes étaient terminés ; ils l'étaient, en effet, pour lui, mais ils ne l'étaient pas pour le lecteur. Il lui aurait suffi de quelques semaines pour y mettre la dernière main. Malheureusement pour la science cette satisfaction ne lui a pas été accordée. Sans doute, nous aurions pu, en reliant, en régularisant, en complétant les fragments dont nous disposions, et en respectant toutes les pensées de l'auteur, donner au public les deux derniers volumes qui lui ont été annoncés. Mais telle n'est point la mission qui nous a été confiée par la famille du défunt et par la Société de chirurgie. Nous sommes chargés de publier les œuvres de M. Roux, et nous n'avons pas le droit de faire passer sous son nom des choses qui ne sont pas sorties de sa plume. D'un autre côté, il n'était pas possible de livrer à l'impression des fragments décousus et incomplets , des lettres qui s'arrêtent au milieu d'une phrase, des chapitres qui commencent au milieu d'une idée. Nous avons donc dû nous en tenir à la publication des deux premiers volumes.
Ces deux volumes, du reste, ne perdent rien de leur intérêt propre en paraissant isolément. Ils sont complets l'un et l'autre, et chacun d'eux aurait pu, sans inconvénient, être publié à part et paraître sous forme de monographie. M. Roux n'a jamais eu l'intention de faire un traité didactique de chirurgie. Il n'avait aucun goût pour ce genre de travail, ainsi qu'on a pu le voir dans l'intéressante préface qui a paru en tête du premier volume. Il voulait seulement faire connaître les résultats de sa vaste expérience sur certains sujets , qui étaient ses sujets de