DE PH.-J. ROUX. XI
Une seule fois il l'a tenté, comme nous le verrons, en parlant de sa Médecine opératoire , et , au grand regret de tous , la seconde partie de l'ouvrage n'a jamais été imprimée.
Ce qui semblera peut-être singulier, c'est qu'après s'être si bien défendu de vouloir publier aucun ouvrage didactique, il débuta, dans ces mêmes Mélanges de chirurgie et de physiologie, par trois chapitres qui ne sont autres que des essais d'une vaste classification nosologique des fractures, des luxations et des hernies. Nul doute que bien des fois, malgré tout ce qu'il avait pu dire, il n'ait eu la pensée d'entreprendre un traité complet de pathologie chirurgicale, sinon d'une manière suivie, au moins par fragments, genre de travail qui convenait le plus à la tournure de son esprit .
Outre ces divers travaux, on lit encore dans le même recueil des recherches sur les polypes utérins et plusieurs faits cUniques importants, au nombre desquels se trouve son premier cas de résection de la tête de l'humérus.
M. Roux, bien que fort jeune, avait déjà acquis, par son enseignement et par ses publications, un rang distingué parmi les chirurgiens, lorsqu'en 1812, à la mort de Sabatier, la chaire de médecine opératoire devint vacante. Il se mit sur les rangs. Le sujet qui lui échut était en quelque sorte neuf, la science ne possédant alors que des documents épars et peu nombreux. Malgré cette difficulté et le peu de temps qui lui était accordé, il s'en tira avec beaucoup d'honneur, et sa thèse sur les résections restera, non- seulement comme un souvenir de ce mémorable concours, mais aussi comme la première monographie publiée sur ce sujet.