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ville, la cloche que porte la locomotive sonnant à toute volée pour annoncer son passage. Un peu plus loin, nous arrivons à Elisabeth, cité plus petite aue Newark, mais mieux construite et plus coquette, puis à Rahway, De tous côtés on aperçoit dc£ villas entourées de jardins et de vergers, et de jolis cours d'eau. Encore quelques villes manufacturières et nous entrons à Trenton sur la rive gauche du Delaware; c'est, comme je l'ai déjà dit, la capitale de l'État de Nexw-Jersey; sa population est d'environ 25,000 âmes.
L'État de New-Jersey est une sorte de péninsule. Son sol est assez accidenté au nord ex au nord-ouest, mais il est plat et souvent marécageux dans les autres parties. Ses principales ressources sont le commerce, les manufactures et les fabriques.
Un grand pont construit sur le Delaware donne passage en Pennsylvanie; la ligne ferrée court pendant quelque temps, en le côtoyant parfois, parallèlement au Delaware; puis traversant le Schuylkill dans Fairmount Park, elle entre à Philadelphie; la station est située dans le quartier le nlus manufacturier.
En quittant Philadelphie, un trajet de vingt minutes environ nous ramène sur les bords du Delaware ; nous passons à Chester, où l’on construit chaque année un nombre considérable de navires, puis bientôt nous arrivons dans une région de pâturages très riches. Nous avons pénétré dans l'État de Delmware, dont la capitale est Lover. C'est un des plus petits de l’Union, mais l’agriculture y fleurit aussi bien que le commerce et l’industrie.
Le chemin de fer traverse, sur des ponts en bois, suc-
cessiverent un certain nombre de petites criques, puis il entre à Wäilmington. C'est une ville de 30,000 âmes environ où le commerce, les manufactures, les chantiers de construction de navires sont dans une situation très prospère. Le pays que nous traversons ensuite est plus accidenté, plus boisé, mais offre toujours une apparence de richesse très grande. Après Nervark, célèbre par ses établissements d'instruction, nous entrons dans le Maryland,
La première ville appartenant à cet État qui se trouve sur notre route, est Elktown d'où l'on aperçoit le fond de la baie de Chesapeake, La contrée, très accidentée, paraît très fertile. Après avoir traversé une crique assez large, le chemin de fer s'engage sur une suite de remblais d'où l'on jouit d'une vue superne sur la baie: puis on arrive à la Susquehanna, large en ce point d’un mille environ et qu'on traverse sur un pont dont la construction à une apparence assez lourde; c'est ici l’un des points les plus réputés pour la chasse du fameux canvas-back, ce canard qui, pour la saveur, n'a d'égal nulle part et qui doit la délicatesse de sa chair au céleri sauvage dont, au moment où on le chasse, il fait spécialemeni se nourriture. Deux grands ponts jetés l’un sur le Bush River, l'autre sur le Gunpooder River, dont les estuaires marécageux attirent beaucoup de chasseurs, donnent passage à la voie ‘errée, et bientôt, laissant à notre gauche la baie que nous pouvons admirer pendant quelques instants dans toute son étendue, notre train fait son entrée dans un des faubourgs de Baltimore, — Quelques minutes d'arrêt seulement, et il reprend sa marche; nous parcourons une
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