‹ Quatorze mois dans l'Amérique du Nord (1875-1876) [microforme]Chapitre 62 sur 71 · tome Ge l'instouetion publique, dans la province d'On · texte numérisé non relu

tome Ge l'instouetion publique, dans la province d'On

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tario, En 1842, il n'y avait que 1,721 écoles pubiiaues; ên 1874, il y én avait 4,758; et lé nombre des élèves; de 168,159 en 1851, était monté en 1874 à:464,047. Mais cé qui assurément frappe le plus l’étranger, é’est l'absenee absolue ici de ces entraves, de ces lois dé’protection ou dé persécution, que l’ins ruction Doprthnré Émis PAFIOUE en PUPOpe:

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Dans l'après-midi, guidé par le colonei Csowski, je vais visiter le palais de justice, Osgood Hall, C'est une construction de bonne apparénce et bien appropriée à l'usage auguel elle est destinée. La salle principale et la Elus remarquable est celle qui sert de bibliothèque,

Osgood Hall est le siége de la société connue sous le nom de Law. Society o Ontari io, qui fut constituée en 1797 par un acte de Georgés Ir. Les juges de là Cour suprême, qualifiés d'inspecteurs, fürent investis du droit de donner ou de refuser leur sanction aux statuts que pourrait adopter la société. Celle-ci, fut en 1822, établie én corporation, constituée comme les sociétés analogues en, Angieterre. En 1859, un nouvel acte vint modifier l'organisation alors en vigueur et établit une école de droit à Osgood Hall.

6 avril. — En me promenant ce matin, j'ai rencontré M.S""* qui était du nombre des convives au dîner auquel, hier soir, j'ai été invité au club. Il se rendait à une vente dé’ jeunes’ chevaux/et m'a proposé ‘de m'y corniduire. J'äi dcéepté et n'ai pas été pe surpris dù nombre, Au degré du sang, e& de l'excellete apparence des pro:

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duïts soumis aux enchères. Les meilleurs ne se sont pas vendus plus de 80 où 100 $. Je m'étonne que personne n'ait encore songé à exporter ces chevaux, soit en France, soit én Angleterre, où on en trouverait un prix bien autrement rémunérateur, même en faisant trèslärgé la part des frais de transport, des assurances contre les accidents, etc. — J'ai parlé de cette idée! à plusieurs amateurs présents à 14 vente, que je Coninaissüis ; “ellé a paru léur' sourire et T'un d'éux m'a proposé sur le champ d'organiser un essai, de concert avéc lui. J'ai refusé, mais j'espère que Ta chose sera tentée (1), elle en mérite la peine.

Mün séjour au Canada touche à sa fin, dernain je pars pour la Nouvelle-Orléans, — Je consacre les quelques instants qui me restent dans l'après-midi à faire une courte visite aux différentes personnes dont j'ai fait la connaissance depuis mon arrivée. Le soir je dine chez le colonel Czorvski, où j'ai lé plaisir de me rencotitrér'avec plusieurs des plus jolies femmes de Toronto, qui né le cèdert en rien aux beautés de Montréal et de Québec, avec uné charmante Américaine de venne Canadienne par mariage, la belle-fille dé mon hôte, avec miss Ve M"*. miss D°"°, et sig eticore,

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Plus tard, sans doute, je parcourraïi quelques-unes des autres provinces du, Dominions dans la ranide tournée

(1) Elle l'a été, en effet; depuis, et à donné les meilleurs résultats: si b'èn que PO en 1877 s'est’ fait sur une grande:écheile, :: : | (Mot de l'auteur):

QUÉLQUÉS JOURS DANS LA PROVINCE ONTARIO. 383 que je viens de faire, je n’en ai visité que deux, les plus riches et les, plus peuplées, il est vrai; mais, d'après ce que j'ai vu et d’après les. documents que j'ai eus entre les mains, ilme semble qu'on peut hardiment, dès aujourd'hui, affirmer qu'un brillant avenir s'ouvre devant les colonies anglaises du nord de l'Amérique.

Depuis piusieurs années leurs. ressources se. .sont singulièrement accrues et forcément les progrès, au point de vue agricole, commercial; industriel, seront plus sensibles à mesure que ces vastes contrées seront mieux connues en Europe. La richesse du sol du Canada, son climat, ses institutions politiques et religieuses, sont des garanties de bien-être matériel suffisantes pour y attirer tôt ou tard les immigrants de toutes les classes. |

Et, si on se rappelle, que la population des États-Unis, après la guerre de ’Indépendance, n'était pas beaucoup plus considérable que ne l’est aujourd’hui celle, des : colonies anglaises du, nord de l'Amérique, que cette population venait d’être éprouvée. par une lutte meurt trière, qu'elle, avait dû contracter des emprunts à , l'étranger, que son, 2rganisation intérieure était. à peine ébauchée, qu'elle n'avait à sa disposition ni les bateaux à vapeur, ni les chemins de fer, ni les télégraphes, ni aucune des grandes inventions modernes, il est impossiblé de ne pas étre ame:ié à prédire une ère de grande prospérité au Canada qui, depuis de longues années, a joui d'une paix. profonde, dont la dette, très-minime;: n'a son. origine, que dans des travaux d'utilité publique, dont l'organisation provins

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ciale et municipale est admirablement adaptée aux besoins et aux aspirations des populations, et qui jouit déjà de tous les avantages des grandes découvertes faites depuis une centaine d'années.

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