‹ Quatre années en Parlement [microforme]Chapitre 5 sur 21 · REGLEMENT DES PARCELLES DE LA SEIGNEURIE DE SOREL · texte numérisé non relu

REGLEMENT DES PARCELLES DE LA SEIGNEURIE DE SOREL

En 1864 une députation d'intéressés me pria de vouloir bien m'intéresser au réglement des parcelles de la Seigneurie de Sorel. Ces parcelles, de forme irrégulière, longeaient les concessions en variant de profondeur. Les propriétaires aboutissant à ces par-

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celles en demandaient lu concession au gouvernement qui est pro. priétaire de la Seigneurie. Depuis vingt ans les demandés se succédaient, des frais d’arpentage considérables étaient encourus, mais généralement aucune décision n’était donnée par les agents de la Seigneurie. 11 y avait donc plusieurs centaines d’intéressés au réglement de cette grave question lorsqu'elle me fut confiée, Régler une à une chaque réclamation était une œuvre trop longue et j'insistai de suite pour un réglement général de toutes les difficultés sur une bâse commune. Le député ministre des terres de la couronne, après explications, m’assura qu'il ne voyait rien qui empêcha cet arrangement, et M, Bouchette, l’arpenteur provincial, était également favorable. C'est alors, en décembre 1864, que j'écrivis au colonel Coffin, l'agent de la Seigneurie : « Pourquoi, lui disais-je, ne pas adopter une bâse égale pour tous “ au sujet de ces concessions? Depuis assez Jongtemps ces par- « celles sont improductives et ne causent que des dépenses, tandis « qu’elles pourraient être très utiles entre les mains des proprié- “ taires voisins, qui demandent depuis nombre d'années leur con- ‘ cession.”

A cette lettre l’agent de la Seigneurie répondit que le gouvernement n'avait jamais voulu faire les frais d’un plan exacte et il ajoutait: “Je suis persuadé que sans un nouvel arpentage de la “ Seigneurie il sera toujours impossible de l’administrer convena- & blement et de régler définitivement les concessions de ces vides “ ou parcelles. Permettez-moi de vous dire que vous. ne sauriez & mieux utiliser votre grande influence comme membre du comté “ de Richelieu qu’en fesant valoir auprès du gouvernement pro- & yincial l'importance d'un nouvel arpentage de la Seigneurie. Ces & parcelles seraient alors bientôt utilisées ; au lieu d’être la cause & incessante de contestations, elles seraient la source de revenus « considérables et rameneraïent la tranquilité publique plus pré- “ cieuse encore.”

Muni d’un plan de toutes les parcelles, préparé, à ma demande, par M. Hayden, l’arpenteur provincial de Sorel, et des renseignements nécessaires, je rencontrai l'Hon. M. Campbell, le ministre des terres de la Couronne, et je lui expliquai moi-même la nécessité de ces concessions et d’un arpentage immédiat. Je recommandia

également M. Hayden, qui était au fait de toutes les réclamations,

pour faire cet arpentage. Le ministre des terres approuva mes propositions et ordonna à M. Bouchette de préparer, sans retard, les instructions à donner à M. Hayden.

J'informai alors M. Hayden du succès de mes démarches et xequs en réponse la lettre qui suit:

Sorel, 5 février 1865.

J, Perrauzr, M.P.P,

Mowsteur,—Je suis heureux d'apprendre par votre lettre du ler courant que l'affaire est réglée. Je ne puis pour le moment que vous offrir mes remerciments pour le trouble que vous vous êtes donné pour me faire nommer pour faire l’arpentage. Je crois que vous ne devez avoir aucune crainte que le Comté reconnaîtra les services que vous lui avez rendus et que vous lui rendez encore, malgré les fausses accusations portées contre vous. Soyez persuadé que je ferai l'impossible pour que vous n'ayez pas à regretter ce que vous avez fait pour moi.

Je suis, etc., J. W. HAYDEN, Arpenteur Provincial,

Deux ou trois jours plus tard, M. Bouchette, me montrant les instructions qu'il avait préparées, m'informa qu’au moment où elles étaient aux trois quarts terminées, il avait reçu ordre de suspendre. Je demandai des explications au ministre des terres qui m’avoua qu’il avait reçu de mauvais renseignements sur M. Hayden. J'insistai sur les qualifications de M. Hayden et l'honorable ministre des terres me promit de reconsidérer sanomination. Quelques jours plus tard, en effet, M, Hayden recevait définitivement ses instructions et commençait l’arpentage si désirée, après six mois de démarches incessantes de ma part. Le 25 septembre 1864

j'avais reçu la lettre qui suit:

Song, 25 septembre 1864.

J, PerrauLT, M.P.P.

Mowsteur,—Je suis requis par un grand nombre des consitaires de la Seigneurie de Sorel, de vous demander votre assistance auprès du Ministre des Terres pour obtenir pour eux une réponse favorable aux applications faites aux différents agents de la Seigneurie, pour la concession des parcelles qui les avoisinent.... Si vous avez le bonheur de réussir dans cette affaire, cela vous vaudra plus dans le cœur et aux

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