‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 192 sur 396 · Notice Hurtault, 1826. — Diction. d'Archit., p. 5o · texte numérisé non relu

Notice Hurtault, 1826. — Diction. d'Archit., p. 5o

8. i''^' lettre à Ganova (1818), édit. i836, p. 18, et Notice sur Ghalgrin,

est un des premiers qui aient perçu les étroites analogies de l'architecture antique et de l'art musical : elle est une « musique oculaire ». Le mot connu de « musique fixée » n'est donc qu'une réédition à peine différente de sa formule. Les «ordres ))lui paraissent l'harmonie réalisée, pour faire honte à l'architecture gothique qui n'est que le désordre (( ordonné » . Les ordres eux-mêmes correspondent aux modes musicaux \

Cette harmonie pétrifiée il a passé sa vie, de 1780 à i836, à la décomposer, et à la recomposer en ses œuvres notoires, dont les ruines lui sont une suggestion permanente. A la classe d'Histoire il propose en 1808 de confiera d'Agincourt, correspondant à Rome, des fouilles dans la Sabine pour découvrir, sur les indications de Denys d'Halicarnasse, les traces de ses villes grecques, et lui fait allouer un premier fonds de 600 francs ^ Il fait partie de la commission qui charge Sickler d'étudier les ruines de Sutri, Norba et Palestrina, et leurs enceintes cyclopéennes. En 1820 il s'occupe avec Visconti, Dufourny et Heurtier d'interpréter, au nom de la classe, un passage de Vitruve que Sickler, établi à Rome, oppose à Petit-Radel ^ A l'Académie des Beaux- Arts il est chargé, avec Barbie du Bocage et Millin, en 18 17, de rédiger la note des «demandes » qui seront adressées au comte de Forbin qui part pour un voyage dans le Levant '* ; et veille attentivement à l'observation du règlement qui im-

1816, C'est une de ses idées les plus chères, empruntée à Vitruve : dans l'architecture antique, « il suffît d'un fragment de corniche et d'entablement pour en rétablir la totalité », Sur cette prétendue fixité à laquelle les architectes grecs ne se sont point asservis, voir Laloux, L' Architecture grecque, p. 7.

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