I. Notes de Ad. Leclère, citées par IL Jouin, p
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peu contre les velléités d'indépendance de l'Ecole elle-même, surtout contre la contagion des (( mauvaises doctrines ».
Il n'avait pas attendu d'être secrétaire perpétuel pour s'occuper d'elle. Ses (( Considérations sur les arts du dessin » en 1791 étaient déjà, nous l'avons vu \ un plan très complet d'Ecole nationale des Beaux-Arts, qu'il eût voulu administrer" : c'était Tancienne Académie de Peinture et Sculpture réduite au rôle d'école enseignante, publique et gratuite, recrutant ses professeurs au concours de l'exposition publique du Louvre, par l'intermédiaire d'un jury mixte d'artistes pris dans son sein et hors d'elle. Administration et professorat y étaient séparés, l'étude du modèle corrigée par l'étude méthodique de l'antique. On sait l'indignation que ce plan, précis en ses détails, fortement coordonné dans son ensemble, doué par là d'une vie virtuelle, provoqua chez les membres de 1 ancienne Académie, et ce qui en fut réalisé. Dès ce moment Quatremère devient une autorité en ce qui concerne l'organisation à Paris de l'enseignement supérieur des « arts du dessin ».
L'Académie supprimée, la loi du 28 septembre 1793, qui conserve les écoles de peinture et de sculpture étabhes au Louvre, remplit un de ses vœux les plus chers : l'enseignement est désormais séparé de tout privilège honorifique ^ Le Jury des Arts de 1796, composé de ses amis, tout pénétré de son inspiration^, et dont il préside lui-même plusieurs séances, préoccupé de régler une situation provisoire, sollicite des (( artistes et amateurs » des projets sur « un système général d'enseignement et d'encouragement des arts du dessin ^ ». C'est l'idée et le titre môme de son opuscule de