‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 355 sur 396 · Lettre à Lemoyne, 1828 (minute, ici · texte numérisé non relu

Lettre à Lemoyne, 1828 (minute, ici

cette bienveillance; dès 18 19 Quatremère recommande au comte de Pradel le jeune talent, en serre-chaude à la Villa Médicis, et lui propose à l'avance l'acquisition du buste de Poussin, que celui-ci va sculpter d'après un portrait récemment découvert à Rome^ Nanteuil lui témoigne une reconnaissance posthume en sculptant son buste pour l'Institut, (Sal. i85o)^, et salue en 1839 « la plus belle gloire du siècle », qui s'enfonce dans la retraite. Qu'il ait été choisi en i83i pour sculpter les trois bas-reliefs de la Patrie, de la Justice, des Sciences et des Ai^ts, aux murs du « pronaos » du Panthéon, à la place même que Quatremère avait prédestinée en 1791 et à peu près sur les sujets qu'il avaitarrêtés, cela a du consoler son protecteur de la réaffectation laïque de l'édifice. Quatremère personnifie les scrupules de David d'Angers, perpétuellement inquiet entre Victor Hugo et lui, entre le Romantisme et l'Académie. Tant de sympathies communes les liaient ! chez Roland et David, ses maîtres, le jeune sculpteur rencontre dèsle début Quatremèreetsonesthétique^ puis il arrive à Rome (181 1), où l'atelier de Canova est plein de conversations sur le Mentor regretté, plein de son souvenir. Très romanisant, très dévot de l'antique, très frappé des tentatives de Canova pour l'humaniser et l'amollir, il restera marqué des disciplines que Quatremère voudrait imposer à tous ; c'est Canova qui l'envoie à Londres en 18 16 étudier les marbres d'Elgin, que les Lettres à Canova vont bientôt analyser. Le secrétaire perpétuel lui annonce en 1826 sa nomination à l'Académie avec l'expression d'un plaisir tout personnel *, et lorsque le nouvel académicien veut pousser ses amis, il use de son crédit auprès du secrétaire perpélueP. En

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