‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 364 sur 396 · I. Ici., p. 45o-/i · texte numérisé non relu

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'2. A propos de Lebrun et de son hégémonie l'allusion est directe (p. 8-9).

3. Lettre au ministre de l'Intérieur, avril 1809. ~ Remarquer que David est de l'Institut depuis 1796, son indépendance devenait une trahison.

4. Lettre de Ganova à Quatremère, 26 janv. i8o3 (Bibl. Nat.).

5. Quatremère obtient alors ce que David voulait sous l'Empire • « être ministre des arts, surintendant des bâtiments » (Delécluze, op. cit., p. 286).

tenir sa rentrée en France '. Mais l'art est autre chose que la politique. Le romantisme sévit, Canovaest mort en 1822, le Salon de 1824 vient de déchaîner les vilains genres et les mauvais peintres ; le proscrit d'ailleurs, malade, va rentrer dans le passé : alors Quatremère s'associe officiellement, en séance publique de l'Académie, et l'associe elle-même au revenez-y de tous, du public, des artistes, des administrateurs comme Forbin, de Louis XVIII, vers le chef de 1 Ecole. Dans l'éloge de Girodet (1826) quelques mots discrets, mais précis, évoquent l'initiateur de la réforme idéalo-antique, le maître de Girodet et des autres, et suspend à lui tout ce qui s'est fait de meilleur, c'est-à-dire de classique, des Horaces à 1825 ^ Du vieillard en qui s'incarne déjà une tradition il se lait une arme contre les «novateurs ». Gros, à peine sorti delà séance, se presse d'écrire au maître : « M. de Quatremère, qui ne parle jamais de vous qu'avec la plus grande vénération, a fait hier l'éloge de Girodet, et parlant du sublime tableau des Horaces, il a retracé notre histoire des arts depuis cette époque, et le regret qu'avec un aussi grand maître et d'aussi habiles élèves ou n'en ait pas moins vu se changer les galeries en boudoir et les grandes conceptions en vignettes... Il m'a parlé de votre tableau de la Colère d'Achille comme d'un tableau grec, si grec, qu'il s'en allait cherchant si vous n'auriez pas eu un modèle grec qui vous eût inspiré. La tête de Clytemnestre est sublime, dit-il, ainsi que la majesté d'Agamemnon et la douceur de la victime ^ » Et Navez de répondre à Gros: (( il a été extrêmement flatté de ce que vous lui avez écrit de M. Quatremère '. »

1, Il ne signe pas la pétition adressée en 1817 à Decazes par les élèves et les Amis {A rchioes historiques..., Paris, Gharavay, t. Il, p. i5).

2. La iVo^ice est du i^'" octobre, la mort de David est dvi ay décembre: la notice était donc une manifestation préméditée, dont le gouvernement, redevenu favorable au proscrit, est complice. — Cf. le changement entre l'article sur David dans la Bioyr. des Hommes Vivants (181 9) et celui de la Biogr. des Contempor., t. V (1824).

V 3. Lettre du 2 oct. iSaô, citée par J, David, op. cit., p. 6o2-6o3.

4. Lettre de Bruxelles, 29 décembre, citée par Delcstre, Gros et ses ouvrayes, 1845, p. 878. Il s'agit de la répétition du tableau original (1819) faite par David en 1825 pour F. Didut, un ami de Quatremère et qui la lui montra.

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Ne nous étonnons pas que celui-ci découvre l'hellénisme dans une œuvre, même dégénérée, du peintre qui ne le connut jamais. Outre qu'à cette époque il oublie, veut oublier le Parthénon, il est disposé à trouver toutes les qualités au seul très grand artiste que l'Ecole ait à opposer aux romantiques depuis la mort de Canova. Après sa mort ( 1 826) il ne pouvait prononcer l'éloge de qui ne faisait plus partie de l'Académie depuis 181 6; mais ses éloges de Regnault, de Gérard et de Gros sont encore, par endroits, des évocations préméditées du néo-antique, qui fit triompher vers 1786 «le principe élémentaire, le dessin ». Malgré tout, David n'est pas la personnification de son idéal esthétique \ pas plus que lui-même n'est le théoricien du Davidisme. David est beaucoup plus près de Winckelmann que de Quatremère. Celui-ci, qui d'ailleurs n'a presque pas connu le réaliste vigoureux des portraits et le coloriste des œuvres de Bruxelles ^ a toujours demandé au peintre de ne point confondre son art avec la statuaire dans un système (( trop écrit », et à l'artiste en général d'adoucir d'un peu de charme, de quelques ressouvenirs de la Renaissance, l'énergie tendue de certains modèles antiques \ Il faut le redire : c'est Canova qui lui a paru, à lui et à beaucoup que lassait la sévérité romaine de David, s'approcher le plus de la perfection.

Wicar est un élève de David. C'est un de ces artistes dont le rôle dépasse de beaucoup la valeur. L'aimer et faire son éloge était du goût et du devoir de Quatremère. Ils se sont connus en Italie, où Wicar accompagna David à son second voyage en 1784- L'élève y reste, et a désormais autour du front l'auréole de la naturalisation italienne. En 1789 il commence à dessiner, pour le grand duc de Toscane, les Tableaux,

1 . Il y a une identité curieuse entre les deux guerriers combattants, dessinés par Quatremère dans sa restitution du bouclier d'Achille Qlém. Institut, nouvelle série, classe d'Hist., t. IV, pi. II) et le Romulus et Remus des Sabines.

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