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LE PRIVILEGE D'UN CITOYEN BRITANNIQUE

Nous sommes heureux d’apprenèëre par nos dépêches d’Ottawa que le gouvernement, tunt en favorisant l’envoi de volontaires au Transvaal, selon le désir à lui exprimé par les autorités impériales, a pris le soin d'agir de telles façons que les mesures actuellemont adoptées n'engagent point l'avenir du pays.

La prérogative ls plus sacrée d’un citoyen britannique est de ne Pas payer d'impêts, soit d'argent, soit de SaRS, sans avoir is droit de représentation.

C’est précisément ce privilège que la Grande-Bretagne a résolu de faire prévaloir Par les armes dans le Transvaal. é

Expliquons-nous. Le Canada n'a pas voix au chapitre impérial, Il n'est point représenté dans le parlement de la Grande-Bretagne.

Lé gouvernement impérial peut déclarer la güetre à n'importe quel pays du monde, . sans que lc Canada et les autres colonies solent consultés. es

Il s’est trouvé parmi nous des hommes assez irréfléchis — en très petit nombre, il est vrai — pour émettre le principe que cette colonie doit toujours se tenir prête à fournir des troupes à la Grande-Bretagne, pour t’importe quelle guerre qui serait déclarée sans sa participation.

Les hommes publies d'Angleterre et ceux du Canada, dignes de ce nom, ne peuvent faire autrement que de répudier de semblables théories,

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De la Patrie du 21 octobre 1899 :— LA DEMISSION DU DEPUTE DE LABELLE.

M. Henri Bourassa, élu député de Labelle le 23 juin 1896, a résolu de démissionner. Il nous a prié, hier, de publier la lettre qu'il a adressée à sir Wilfrid Laurier. Nous nous sommes rendus sans hésitation à sa demande, Les hommes qui ont de fortes-' convictions, et qui ont le courage de les proclamer et de les défendre, même au détriment de leur tranquillité et de leurs intérêts personnels, sont dignes du respect de leurs concitoyens.

Ajoutons qu’ils ne sont pas, à toutes les époques, légion.

M. Bourassa est bien connu de nos lecteurs, de notre parti, et aussi de nos adversaires, — car il leur a livré plus d'une bataille loyale et triomphante, Il jouit d’une considération méritée dans la députation et dans l'opinion publique. ï

Personne ne songera à mettre en doute la sincérité des motifs qui l’animent.

Il craint que l’action du gouvernement, en payant les frais de voyage et d’accoutrement des volontaires qui s’enrôlent en ce moment pour le Transvaal, n’établisse un. précédent dangereux pour la Puissance.

Le Parlement, dit-il, avait le droit absolu d’être consulté en une aussi grave matière. .

“La Patrie” est assez jalouse des libertés de notre jeune nation, et asses fière de nos privilèges de citoyens anglais, pour ne pas contester la force de la position constitutionrelle prise par M. Bourasse. Si nous croyions que le précédent redouté par ledéputé de Labelle fût de nature à engager notre avenir, nous tiendrions le langage que nous trouvons dans sa lettre, e : E

Mais outre que les termes de l'arrêté en Conseil constituent une réserve et une affirmation de principes, à la valeur desquelles nous attachons une grande importance, . nous sommes en mesure de donner au pays l’assur ce, puisée aux sources les plus élevées, que les autorités impériales n’interprètent ;int de cette façon la décision à laquelle en sent venus sir Wilfrid Laurier et ses collègues.

Nous disons hautement et fermement que le départ des volontaires, dans les circonstances et dans les conditions où il se fait, n’est point et ne sera Point un précédent,

Le gouvernement de Sa Majesté — et, nous en sommes sûr, Son Excellence le Gouverneur-Général, qui représente au milieu de nous notre Gracieuse Souveraine, avec une loyauté et une dignité auxquelles nous nous plaisons à rendre hommage —n’ont ni le désir, ni l'intention de nous lier par des procédés détournés et des :..:noeuvres ourdies dans l’ombre

La Grande-Bretagne désire trop ardemment conserver l'affection et la confiance de ses colonies, pour se livrer à des tentatives de ce genre.

M. Bourassa croit qu’en vue des très sérieux intérêts en jeu, il vaut mieux tirer la situation plus au net. Et c’est pour cela qu’il a fait la démarche essentiellement constitutionnelle et britannique que l’on sait: il a démissionné,

Il est de nouveau candidat. Il ouvrira demain sa campagne électorale.

Son programme ne laisse place à aucun équivoque.

Il pose en principe : ,

16. — Qu'un gouvernement, quel qu’il soit, ne doit pas engager le pays dans la. politique nouvelle de prendre part aux guerres extérieures de l’Empire, sans consulter le corps électoral, et le Parlement qui en est l’expression F:

20. — Que si @réalablement ECLAIRES SOUSCRIRONT À CETTE DOCTRINE. ELLE EST LA BASE MEME, LA PIERRE D'ASSISE DES INSTITUTIONS BRITANNIQUES, ET AUSSI LA GARANTIE DE NOS LIBERTES. .

Si nous en venions à ln conclusion qu’elle est mise en péril par l’action du gouvernenous affirmerions notre dissentiment de la manière la plus publique et la plus les réserves faites dans l’arrêté en Conseil, et qui sont d'accord avec ces des autorités impériales, sont à notre avis suffisantes pour ‘rendre impossible tout malentendu.

Il n'y a pas de précédent créé.

Le gouvernement canadien ‘n’a pas voulu en créer : Je gouvernement impérial, soit par Downing Street, soit par Son Excellence le Gouverneur Général, n’a pas voulu non plus en créer. En dépit de cela, il ne nous eût pas déplu — parlons nettement — nous <ussions été heureux que le Parlement fût convoqué.

Les hommes qui nous représentent dans le cabinet fédéral, et au patriotisme desquels nous croirons tant qu’il ne nous sera pas démontré n'ont pas jugé qu'il fût nécessaire de

Cà n'est que partie remi

Les polémiques la démission retentissante du député de Labelle, de nos relations futures avec l'empire.

ce point de vue, qui est l'évangile politique des tier, ne peut être ignoré jei — Pas plus qu'ail-

Les outrages qui ont été prodigués à notre race, à tout ce qui est canadien-français, dans les huit ou dix derniers jours, ne seront point, espérons-le, leçon perdue.

Nous avons appris, une fois de plus, quelle haine féroce on nous porte dans certains éléments de la population de ce pays. ; Ce déchatnement n'a peut-être pas été tout à fait étranger à la résolution prise par Bourassa.

De la Patrie du 6 novembre 1899 :— LA QUESTION CONSTITUTIONNELLE

ge MT TU NT ES UT ET ETS PRO ST NU CE D ES NS 5-05 S EG 00 0 se °°

Nous sommes ici en Amérique. Le Canada n’a et ne peut avoir l'ambition de jouer un rôle dans la diplomatie européenne.... Nous sommes prêts à défendre le sol que nous habitons et le drapeau britannique ‘autre chose est de sortir de notre rôle, pour guerres dont l'Europe est sans cesse menacée.

De la Patrie du 6 décembre 1899 :— (Discours de M. Tarte, au Mile-End)

RÉCENTS LENS TA NE EPL Ve Mr PRE ve men 2 FLO LU NS TS TR ee

J'ai été accusé d'être un homme déloyal, Parce que dans certaines circons récentes j'ai cru devoir dire qu'avant d'aller plus loin dans la participation à des guerres extérieures de mon pays fussent consultés. 3 + Je suis un Canadien

Majesté la Reine, mais loyal par-dessus tout à mon pays, le

De la Patrie du 7 décembre 1899 :—

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