‹ Que dira le monde: comédie en cinq actes et en proseChapitre 34 sur 111 · SCÈNE VIL Les Mêmes, HERMANN, CLAIRE et LOUISE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL Les Mêmes, HERMANN, CLAIRE et LOUISE

HERMAMN, donnant le brasàlouise, que Glaire soutient de l'autre côté.

Comment vous trouvez-vous, à présent ?

LOUISE

Oh! très-bien. Je ne me suis pas évanouie, non, c'était la frayeur.

CLAIRE

Assieds-tw.

( Elles saluent Alexandre, et Louise s'assied.) ALEXANDRE.

Mesdames, je suis...

HERMANN

Le maître de la maison, monsieur Legrand, qui est trop heureux de vous offrir l'hospitalité.

ALEXANDRE

Ces dames ont dû être bien émues.

CLAIRE

J'en tremble encore, monsieur. Mais c'est la faute de mon mari.

ALEXANDRE

Mademoiselle est mariée?

Oui, monsieur, (a HermaBo, et regardant le Général avec attention. ] Di <

tes-moi, quelle est cette autre personne?

HERMANN. 4

C'est mon oncle.

LOU I SE, s« levant.

Votre oncle !

CLAIRE

Mais, n'est-ce pas le général?... ^r

LOUISE

Oui.

CLAIRE

Le général de Ck)urtenay ?

HERMANN

Lui-même.

CLAIRE et LOUISE^ courant au Géuéral et lut preoaot cbaeone nn brat.

Est-il possible! Quoi! général, c'est vous?

LE GÉNÉRAL, surpris.

Mesdemoiselles. . .

Quelle rencontre' !

LOUISE

Il ne nous reconnaît pas !

LE GÉNÉRAL

Diable m'emporte, si...

CLAIRE

Regardez-nous bien;

LE GÉNÉRAL

Je VOUS regarde... Eh! si, parbleu! Ces grands yeux^ cette mine éveillée. . . Louise ! Claire !

LOUISE et CLAIRE.

Général...

LE GÉNÉRAL, les embrassant.

Mes chères enfants ! Louise et Glabre Bernard, les filles de mon vieux camarade Bernard !

CLAIRE

Tout juste.

LE GÉNÉRAL

Que je faisais sauter sur mes genoux , ily a trois ans , étant en garnison à Nancy.

LOUISE

G'est cela.

Et vous êtes mariées?

CLAIRE

Nous sommes mariées.

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