SCÈNE Vif
AMÉLIE, puis MADAME BLONDEAU.
AMÉLIE, seule.
On voit bien que c'est un Moldave, un sauvage, un barbare! Jamais un Français ne se serait permis de semblables réflexions. J'en suis tout émue. Il avait presque Tair de me plaindre, ses paroles avaient quelque chose d'un oracle. Ah ! pourquoi ai-je vu cet homme ?
MADAME BLONDEAU
Madame, une lettre.
AMÉLIE. ..A
Donne. '^ .';
MADAME BLONDEÎÏJ.
C'est une invitation, je crois.
AMÉLIE
En effet. (Lisant.) « Monsieur et madame Félicien Rimbaut prient madame la comtesse de Verneuil de leur faire rhonneur de venir passer la soirée, le. . . On dansera. »
MADAME BLOKDEAU.
Madame n'ira pas?
AMÉLIE, cachant la lettre dans son lein.
. Je n'irais pas si j'étais libre.
MADAME BLONDEAU
Mais cette jeune fille...
AMÉLIE
Ce sont les amis d'Hermann.
MADAME BLONDEAU
Mais elle l'aime.
AMÉLIE
Je ferai ce qu'Hermann voudra.
Madame, madame, je vous Tai dit: si vous continuez, vous ferez de lui un tyran.
AMÉLIE
Que veux-tu ? Je Taime. — Qui vient là ?
( Madame Bloudeau sort par la gauche. )
9i QUE DIRA LE MONDE?