ACTE V, SCENE VIL
ALEXANDRE
Oui.
DE THÉRIGNY
C'est le général de Courtenay, l'oncle du brillant Hermann.
MADAME DE PONTSARLÉ.
Ah! Est-il vrai que M. Hermann épouse cette petite Verneuil?
DE THÉRIGNY
Trop vrai.
MADAME ROBIN
Un si joli garçon! Je le plains.
MADAME DE PONTSABLÉ.
Mais c'est une horreur, ma chère, mais il n'y a plus de mœurs, mais c'est à décourager la vertu. Madame de Verneuil est mon amie, je n'en veux pas dire de mal ; mais, entre nous, avec qui ne s'est-elle pas compromise? M. Legrand lui-même....
ALEXANDRE
Oh ! ma foi, il n'y a pas de quoi se vanter.
MADAME ROBIN
Mais n'y aurait pas moyen d'empêcher ce mariage?
MADAME DE PONTSABLÉ.
Le fait est que ce serait une bonne action.
DE THÉRIGNY
Je sais que je pourrais dire à Hermann quelque chose qui lui donnerait à réfléchir.
MADAME DE PONTSABLÉ.
Dites-le-lui donc bien vite.
DE THÉRIGNY
Ces avis-là sont toujours mal reçus.
MADAME DE PONTSABLÉ.
N'importe, on les donne. C'est un devoir de les donner.