SCÈNE VII SUZANNE, MAUBERT, puis ADÈLE
SUZANNE, après un silence.
Tu n'as pas été gentil avec maman, tout à l'heure.
MAUBERT
Moi?... Quelle idée!
38 QUE SUZANNE n'eN SACUE RIEN
SUZANNE
Elle n'est pas habituée à être rembarrée.
MAUBERT
C'cfct une habitude à prendre, et puis je ne l'ai pas rembarrée... D'ailleurs, elle se mêlait de ce qui ne la regardait pas.
SUZANNE
Elle te donnait raison.
MAUBERT
Justement ! Je n'aime pas qu'on me donne raison quand je n'ai pas tout à fait raison !
SUZANNE
Avoue plutôt que tu t'es levé du pied gauche.
MAUBERT, lugubre.
Jamais je ne me suis senti plus gai, plus folâtre, (ii souno. Adèle paraît, craintive.) Adèle?... Eh bien, approchez!
ADÈLE
Voilà, monsieur!
MAUBERT
Il se présentera un nommé Jules Flingault... Dès qu'il sera là, vous me l'amènerez.
ADÈLE
Oui, monsieur!
HAUBERT
Et plus vite que ça!
ADELE, se s^ruvant.
Oui, monsieur. (Elle sort.)
SUZANNE
Flingault? C'est ce monsieur qui t'avait donné rendezvous hier au café ?
MAUBERT
Ce n'est pas un monsieur... C'est un ami... un vieil ami.
SUZANNE
Et tu le reçois chez toi? Je le croyais célibataire.
MAUBERT
Et après? Je fais une exception en sa faveur.
SUZA.XM-:
Matin! Il te tient donc bien à cœur?
MAUBERT
Il m'apporte un renseignement. Et puis, tu m'ennuies avec toutes tes questions !
SUZANNE, froissée.
Jusqu'ici je ne t'ennuyais pas... C'est bon... je me tais.
MAUBERT
Allons.., ne te fâche pas... je me roule à tes pieds!
C'est drôle .. Il me semble que tu me caches quelque chose.
MAUBERT, faussemeat gai.
Par exemple 1 Je vis dans une maison de verre comme le sage... et le melon.
SUZANNE
Bien vrai, tu ne me caches rien?
MAUBERT
Rien dans les mains, rien dans les poches.
SUZANNE Alors, embrasse-moi! (ils s'embrassent. Fliiigault eiilro.)