SCÈNE IV Les MÊMES, SUZANNE, puis ADÈLE
SUZANNE, entrant.
Tu peux te vanter de m'avoir causé une frayeur ! J'en suis encore tremblante...
MAUBEAT '
Ma pauvre chérie.
MADAME PANTOIS
A quelle heure se bat-il, Flingault ?
MAUBERT
A deux heures, je pense.
SUZANNE
Tu me jures qu'un duel, çà n'est pas dangereux pour les témoins.
MAUBERT
Ni pour les témoins, ni pour les adversaires, même pas pour les docteurs!
SUZANNE
Ne ris pas avec ces choses-là !
MADAME PANTOIS
Quel est le motif du duel ? Une femme, je parie I
MAUBERT
Cela se pourrait.
SUZANNE
Tu me raconteras, dis !
MAUBERT
Ce n'est pas mon secret,
Tu vois, j'en étais sûre.
SUZANNE
Oh! il me le racontera, cette nuit.
MADAME PANTOIS
Suzanne I
SUZANNE
Alors, ton nom sera dans les journaux ?
MAUBERT
Probablement.
SUZANNE
Oh ! Que je suis contente I C'est gentil de la part do Flingault d'avoir pensé à toi.
MAUBERT
J'ai faim, moi, il faut que je me dépêche, Flingault m'attend.
SUZANNE
Ce brave Flingault! (Elle sonne. Adèle paraît.) Adèle, servez monsieur tout de suite. (Maubert sort.) Tu viens, maman ?