‹ Que Suzanne n'en sache rien; comédie en trois actesChapitre 30 sur 38 · SCÈNE IV Les MÊMES, SUZANNE, puis ADÈLE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV Les MÊMES, SUZANNE, puis ADÈLE

SUZANNE, entrant.

Tu peux te vanter de m'avoir causé une frayeur ! J'en suis encore tremblante...

MAUBEAT '

Ma pauvre chérie.

MADAME PANTOIS

A quelle heure se bat-il, Flingault ?

MAUBERT

A deux heures, je pense.

SUZANNE

Tu me jures qu'un duel, çà n'est pas dangereux pour les témoins.

MAUBERT

Ni pour les témoins, ni pour les adversaires, même pas pour les docteurs!

SUZANNE

Ne ris pas avec ces choses-là !

MADAME PANTOIS

Quel est le motif du duel ? Une femme, je parie I

MAUBERT

Cela se pourrait.

SUZANNE

Tu me raconteras, dis !

MAUBERT

Ce n'est pas mon secret,

Tu vois, j'en étais sûre.

SUZANNE

Oh! il me le racontera, cette nuit.

MADAME PANTOIS

Suzanne I

SUZANNE

Alors, ton nom sera dans les journaux ?

MAUBERT

Probablement.

SUZANNE

Oh ! Que je suis contente I C'est gentil de la part do Flingault d'avoir pensé à toi.

MAUBERT

J'ai faim, moi, il faut que je me dépêche, Flingault m'attend.

SUZANNE

Ce brave Flingault! (Elle sonne. Adèle paraît.) Adèle, servez monsieur tout de suite. (Maubert sort.) Tu viens, maman ?

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