PROVISIONS DE BOUCHE
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Peer l'hiver de 1809, les Provisions de bou-
Chères à Québec, et l'on prén est dans le fait que certaines les Campagnes pour accapat les revendre en ville à gros parle même d'introduire un bill à !a
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Législature, pour faire cesser cette pratique. La Gazette, qui généralement est bien pondé-
rée, s'oppose à ce projet de loi, et craint qu'on
ait pris l'effet pour la cause. Un correspondant de la Gazette attribue ce dont on se plaint au grand nombre d’auberges qu'il y a à Lévis (une vingtaine), nombre qui, d’après lui, sera doublé avant longtemps, si l’on n'y voit. Les habitants qui viennent à Québec vendre leurs denrées, depuis la Baie-du-Febvre jusqu’à Rimouski, et qu’on voit arriver par files de vingt à trente voitures, sont rencontrés par les cabaretiers de Lévis et leurs amis ; souvent ceux-ci réussissent à les effrayer, en leur représentant les dangers qu’ils courent en traversant le fleuve pour aller à Québec, et les gardent ainsi chez eux et achètent leurs denrées aux prix qu'ils veulent et viennent les vendre eux-mêmes à Québec, ave: grands profits. Le même correspondant rapporte, qu’à sa Connaissance, un de ces cabaretiers avait acheté trois cochons pour £3; il garda le plus gros des trois et vendit les deux plus petits, à Québec, £3.17.6.. Un autre venait vendre £10 deux cochons qu’il avait payé £.5 Un autre achète des dindes à 2/6 la couple et les revend, à Québec, neuf et dix schellings. On assure que la moitié au inoins de tous les produits destinés à Québec sont achetés par les cabaretiers de Lévis ou leurs amis, avec qui ils
séparent les profits. Le seul remède serait, dit-