‹ Québec passé [sic], présent, futur [microforme]Chapitre 2 sur 2 · AR · texte numérisé non relu

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sans quoi la moitié de la hauteur de la façade va se trouver dérohée

à la vue.

Quand la corporation aura donné suite à son projet d'opérer l’élargissement de la chaussée du chemin St Louis sur sa. longueur de près de 5000 pieds entre la porte et la barrière à la limite Ouest de la Cité ; quand elle l'aura pavée, comme le veut l'ingénieur de la Cité, comme on le fait aujourd’hui à Toronto et ailleurs, en indestructibles blocs ronds d’épinette rouge :

pavé de luxe, sans bruit, sans poussière ; quand le clos de l’anse sera devenu un parc comme ilesten voie de l'être ; qu’on y aura tracé des sentiers, établi des pièces d’eau, des fontaines, des voies de communications ; fait le trottoir qui au sommet du rocher doit flanquer les murailles de la forteresse entre le bastion dn Roi et les vieilles fortifications françaises au haut du cap Diamant ; lorsque après avoir laissé sa voiture au vieux Château St- Louis (aujourd’hui l’école normale Laval) l’on aura traversé la terrasse nouveile, franchi l'escalier qui de son extrémité Sud-Ouest conduit aux glacis des fortifications, longé la forteresse par le sentier dont on vient de parler, pour reve nir à 4000 pieds plus à l'Ouest reprendre sa voiture à l’autre extrémité de la citadelle, à une hauteur de 330 pieds audessus du St-Lau rent ; pour alors parcourir le parc, ses accidents de terrain, ses surprises ; c'estalors que les quartiers St Louis et Montcalm offriront à nos citoyens, comme aux étrangers des attraits quelque peu accentués.

L'ancienne porte St Jean, on s’en rappelle, a fait place à celle plus spacieuse, plus commode pour les voitures et les piétons, qu’on y

voit aujourd’hui,à dousle chausséé, doubles poternes ; mais nos conci toyens ne seront satisfaits que

quand ils auront vu disparaitre cette autre barrière entre la ville et les faubourgs, pour la remplacer par un simple tablier qui, en fer, en acier, au sommet des ramparts, ou par une toiture arquée en pierre de taille comme aux portes Kent el St Louis—sorte de pont d'une seule baie—viendra continuer la promenade au haut ‘os murailles sans aucunement nuire à la circulation au niveau de la rue St Jean.

Entre les portes St Louis, St Jean, se trouve la nouvelle porte Kent qui relie maintenant par la rue St Patrice les rues Dauphine et St Eustache, et dont la Princesse Louise posa en 1878 la pierre fondamentale sous l'administration de son époux le marquis de Lorne, alors gouverneur général du Cana da. Son Attesse Royale donna à cette. porte le nom de Kent, celui de son royal aieul, père de la Souveraine régnante Victoria,du royaume uni de la Grande Bretagne.

Ces trois portes de ville, St-Louis,

Kent, St Jean, ont encore pour quelque peu leur raison d’être de ce côté, comme reliant entre elles les sections consécutives des ramparts entre la Citadelle au Sud et les Casernes des Artilleurs au Nord, aujourd’hui la cartoucherie ; mais pour ce qui est des trois autres vieilles portes, celle du Palais, les portes Hope et Prescott, elles sont à jamais disparues, leur utilité étant d’ailleurs plus que conpromise de nos jours où les moyens d’attaque ont entièrement changé la face des choses et rendu inutiles ces sortes d'écrans qu’un seu projectile peut mettre en pièces à une distance d: 5 à 10 milles.

La ville a encore quelque peu changé d'aspect sous d’autres rapports et cela depuis les dix dernières années : l’on y a fait des améliorations indispensables à son commerce ; entre autres, la nouvelle ru

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ouis, pour lé de elles ramd et Nord, mais utr'es les sont tilité omise l’attaa face s ces jectile istan-

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Dalhousie qui, sur une longueur de 2000 pieds, largeur 53, court parallèlement à la rue St Pierre et à l'Est de cette dernière depuis la rue Sous le Fort au Sud jusqu’à la douane et rivière St Charles au Nord ; la rue St André, de 6% pieds, allant d2 l'Est à l'Ouest, de la Douane au Palais, parcours de 3000 pieds.

Sous Le maire actuel, Hble. F, Langelier, le conseil de ville a voté les fonds nécessaires pour donner suite aux projets de son ingénieur : celui de racheter par une pente douce.entre les rues Dauphine et St Jean, par la rue D’Youville, l’acclivité par trop atrupte de la rue Dauteuil, l'Hble M. Hearn ayant à cet effet cédé un terrain à la ville pour y prolonger d’Youville -— autrefois St François — de St Joachim au marché Montcalm

L'acclivité infranchissable au bas de la rue Sutherland a été rendue praticable par la construction d’un plan incliné en maçonnerie, puis on a rehé par la nouvelle côte dite ‘de la négresse ””, les quartiers St Jean et Jacques Cartier, en.

tre les rues Richmond et Arago.

Puis il y a encore à relier les rues Ste Julicet Artillerie à l'avenue Dufferin ; la rue St Cimon à la rue St Jean à travers le vieux cimetière de l’endroit ; la rue St Jean, en dedans des murs,à élargir et quelques autres améliorations en voie d’exécution.

‘ Les grands feux de 1876, 1881 ont eu pour bienfaisant résultat la substitution de la pierre, brique et mé tal au bois, dans la reconstruction des maisons incendiées des quartiers Montcalm et St Jean. Il y a plus de goût qu’autrefois : nos jeunes architectesCharest,Tanguay, Stavely, Berlinguet et autres, sont allés s'inspirer aux Etats-Unis et à l'étranger, à Montréal même, du génie de lart des constructions

nouvelles ; l’Université Laval, le Séminaire de Québec, se sont agrandis de nouvelles et superbes cons tructions en pierre et en fer dont M. Peachy a été l'architecte ; une nouvelle et élégante église, due au dessin du même architecte, s’est substituée à l’ancienne église St Jean par trop écrasée et enfoncée dans le sol, et que le feu de 1881 avait détruite ; l’église St Mathieu, dont la nefa été rebâtie à neuf,sous l'architecte Stavely, est aujourd’hui surmontée d’une flèche pyramidale; nos institutions de bienfaisance ont pris du développement: les Sœurs de Charité, le Zadies’ Protes.

tant Home, le St-Bridgil's asylum ; une vaste maison de réforme, rue Ste Amable, est venue complèter l'établissement des Sœurs du Bon Pasteur ; enfin les Ursulines aussi se sont étendues. :

De nouvelles manufactures ont surgi : celle des Pion, mégissiers— Cousin architecte—sur les bords du St Charles, celles des lainages à la Po'nte aux Lièvres,plusieurs autres, et notre cordonnerie est en pleine activité dans les vastes ateliers affectés à cette industrie par MM. Bresse, Mignier, Botterell, Woodley, Rochette et autres,

Nos rues se sont améliorées de nouveaux trottoirs et de chaussées gravées, empierrées, macadamisées, pavées. Un Joli escalier en fer a remplacé la vieille rampe en bois de la rue St Augustin à la rue St Valier, au coteau Ste Geneviève. Il reste à faire une autre construction de ce genre pour remplacer, l’année prochaine, l'escalier en bois reliant St Jean à St Roch, entre les rues de la Couronne et Ste Clair, par un escalier en fer et acier rachetant le niveau entre la rue St Vallier et le haut du côteau Ste Geneviève en cet endroit.

Les plans sont préparés, les soumissions demandées pour un troi-

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sième escalier qui, du haut des ramparts, à l'endroit de la batterie St Charles, relierait la rue Hébert, à la rue St James, aux rues Saull au MatelotetSt Pierre, facilitant l’acsès des citoyens aux banques et.

à la Douane par la rue Couillard, à laquelle ce traffic donnera du développement, et évitant en même t»mps un détour d'un quart de mille et une montée et descente de 50 pieds par les res de la Fabrique et Lamontagne

Les plans sont anssi à l'étude pour un élégant escalier spirale eu fer et acier devant conduire de l'extrémité sud de la terrasse” Dufferin à la rue Champlain située à 150 pied au-dessous et tout près du bureau de Allan Rae, au quai des bateaux océaniques de la ligne de ce nom.

Québec est aujourd'hui et déjà depuis quelques années relié par voies ferrées à Montréal et aux Etats-Unis. Elle est sur le parcours dc deux grandes voies de chemin de fer: l'Intercolonial,de 600 milles,

qui nous donne accès aux provin- |

ces maritimes de l’Atiantique : le Pacifique, de 3000, qui nous relie à l'Océan de même nom et à la Co.

lombie Anglaise, en franchissant les Montagnes Rocheuses. La gare est au Palais,et un embranchement d’un mille en longeur conduit de là à l’eau profonde du St Laurent, en longeant la magnifique jetée en pierre de taille de plus de 4000 pieds de longueur, qui forme le côté Nord des nouveaux bassins auxquels la Princesse Louisse a donné son nom, lorsqu'elle a si gracieusement consenti à en poser la pierre fondamentale.

Nous avons aussi le chemin de fer du lac StJean déjà construit pour quelques 80 milles au Nord de Québec ; ce chemin nous unit à St-Raymond et va nous donner enfin le ‘ back country ”, comme l'or

dit en anglais, dont on a tant bé soin. Ce chemin du lac St-Jean va offrir aux touristes des sites, des paysages tout nouveaux, des lacs abondant en truites, une route pour atteindre et chasser le caribou, l'orignal ; des richesses minérales et forestières qui feront le délice des naturalistes, des botanistes et des géologues. Il sera terminé jusqu'au lac en !888, autre distance de 100 milles, et 30 nouvelles paroisses vont de suite surgir sur un parcours pittoresque comme le St Maurice, le Saguenay, le long de la Batiscan, du Lac Edouard, et des

rivières qui, de la hauteur des terres, se déversent du côté du lac

St Jean.

Parmi les améliorations en voie de progrès, il en est une autre qu’il ne faut pas passer sous silence : Je veux parler du boulevard de 3000 pieds sur uue largeur de 108 qui divise Québec de St Sauveur. Ce boulevard, rue St Ours, inauguré en 1883,le jour de la fête des arbres, par l'hon. M. Jolr. et qui doit por ter le nom de notre maire actuel, l'hou. Frs. Langelier, formera, pa: les onzerues qui l'intersectent de l'Est à l'Ouest, autant de parcs sé:

parés à l’usage des citoyens de ces localités et du public en général :

pour les visiteurs une voie de promenade et de communication entre St Roch et le Mont Plaisant par la nouvelle côte maintenant en voie d'éxécution : voie d'agrément par conséquent tout autour de la ville par les rues St Valier ou St Joseph, St Jean ou St Louis.

Pour comprendre ce que sera ce boulevard dans une année d'ici, il y a à voir la partie initiale du boulevard Lansdown qui, de la Grande Allée, doit se continuer au Sud-Est à travers le clos des tours Nos 1 et 2 jusqu’à la cime du cap en face .le fleuve, sur un parcours de 2000 pieds. La largeur du boulevard par-

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tagée en deux trottoirs de 12 pieds, avec rangée d'arbres de part et d'autre, deux chaussées gravées et carosgsables de 2? pieds et au centre un quinconce de 40 picds, égale.

ment bordé d'arbres le long des chaussées.

Oui, la ville change de physiono:

mie : on ne la reconnaîtra plus dans quelques années. St Roch en est devenu la métropole commerciale, où les Pâquet,les Laliberté, les Turcotte et Provost.les Dubeau, Fortin.

Dion, Beaubien, Angers, Brunet et une foule d'autres ont érigé de splendides bâtisses, brillamment éclairées,le soir.à l'électricité, A la hasse-ville, les blocs Lemesurier!, Renaud, Hamel, Thibaudean, Carrier, les nouveaux magasins d’entrepôt du gouvernement fédéral ; à la haute-ville, le bureau des postes, les nouveaux magasins de Ren frew, Lavigne, Bernard et Allaire :

l'hospice de la maternité, par l'architecte Ouellet.

Le bloc Trudel, au faubourg St Jean, avec les jolies résidences nouvelles sur la rue St Jean, au Mont Plaisant; celles de Garneau, l'Echevin Delisle, Fontaines, Masson et autres au quartier Montcalm : la nouvelle école des arts et métiers, ar l'architecte Peachy, rue St:

Joachim.

Nous avions à Québec quatre rues St François, trois St Joseph, quatre St Pierre, trois D’aiguillon, deux St James, et autres répétilions fort nuisibles à notre inteiligence itinéraire. Nous avons profité de cela pour, en les rebaptisant, commémorer le souvenir de no: homes de lettres et autres.

Aujourd'hui, la rue St François, sur le cap, est la rue de Brébæuf, physionomie historique pour nous.

St'Francois, au faubourg St Jean, est devenue d’Youville ; la rue de même nom, au quartier da Palais,

est devenue la ruc Ferland ; St Joseph, Garneau ; Daiguillon, Charlevoix ; des Caserres, Christie.

L'une des quatre rues St Pierre porte aujourd’hui le nom de Racine, | une autre Blanchet, la troisième Lallemant : St Antoine, à St Roch, est aujourd'hui la rue Charest ; St | James, au quartier Montcalm, est changée en O'Connell ; Ste Hélène, quartier Palais, en McMahon; | Daiguillon, au mème quartier, est | devenue Elgin. Nous avions la Croix | el Ste Croix traduites toutes deux en | anglais par Cross ; à l’une d'elles, Ste Croix, an quartier Montcalm.

nous avons substitué Conroy. De la rue St Joseph au quartier St Jean, nous avons fait Madeleine. Ce nom avait alors sa raison d'être, mais il n'existe plus, parait-il, de Madeleiues dans cette rue, le changement du nom ayant apparemment eu l'effet de les convertir loutes aux bonus sentiments de la Madeleine d'autrefois. L'une de nos rues Dalhousie, celle du quartier St Roch, est changée aujourd'huien Daulac, et pour be pas perpétuer le nom de Craig, on appelle tout simplement cette rue la rue du Pont, parce qu'elle mûne au pont qui relie Québec au côté Nord de la rivière St Charles,

Maintenant, avez notre port, l'un des pius beaux et des plus vastes du monde entier, avec un hôtel de première classe, que se proposent, diton, de nous ériger MM. Spaulding, Ross, Thomson, Tr:"otte, Hamel, G.

Irvine, C. R., juge de la Cour de Vice-Amirauté, Wm Rae et autres sur le site du terrain Symes, en face le jardin du gouvernement et le fleuve St Laurent ; peut être un second sur un autresite superbe, celui de l'arcien parlement donnant aussi vue sur le fleuve ; avec un Hôtel de Ville digne de Québec, érigé sur le site des anciennes casernes des Jésuites, et un magnifique jet d’eau

sur la place de la Basilique; avec | de Lorette, Laval, etc.; cette déli-

notre superbe terrassé Dufferin, de 1500 pieds de longueur, regardant le fleuve d’une hauteur de 182 pieds, dont Lord Dufferin posa la première ierre en 1879, et dont la Princesse ouise, en l’inaugurant avec le Mar.

quis de Lorne,: a dit au soussigné, en lui sérrant la main, en le félicitant de son œuvre, que c'était la plus belle promenade du monde; avec les élévateurs et magasins d’entrepôt, les hangars à grain, le trafic que nous promet M. W. C. Van Horne, gérant du chemin de fer du Pacifique, aujourd'hui amalgamé

au chemin de fer du Nord ; son ter- |

minus à Québec, avec un pont au Cap Rouge, ou des bateaux traversiers à chemin de fer devant la ville; avec un vice-roi à la citadelle, et une pelite armée pour faire revivre notre prestige militaire; enfin, avec la ville illuminée à l'électricité, et l'apparence quasi féérique qu’elle ne saurait manquer de présenter le soir, les lumières pyramidant l'une au dessus de l’autre tout autour du promontoir sur lequel la ville est bêtie ; tout cela, ses souvenirs historiques, ses promenades du Cap Rouge, des lacs Beauport et S' Charles, du Sault Montmorency,

Ro D ù (

cieuse route de la côte de Beaupré qui, au pied des Laurentides, nous mène à Ste Anne, où tous ceux qui ont la foi peuvent voir guérir leurs maux, ex&ucer : leurs demandes:

l'hygiène nous venant avec l'air le plus pur que nous respirens à pleins poumuns, avec l’eau également pure que déversent partout les milliers d'artères d’un aqueduc le plus puissant, le plus utilitaire du monde;en rapport avec nos besoins et le chiffre de notre population:

uis les débris, les déchets emportés à flots d’eau vers la rivière par un système d'égoûts qui ne laisse rie à désirer, purgeant ainsi la ville.

comme le système veineux ie Corps humain ; enfin avec la santé rayon nant sur tous les visages, Québec,la ville. des plus belles femmes de l'Amérique, ne saurait manquer d’'attraits pour tous ceux qui sunt à Ja recherche du bonh’ r |

CHS. BAILLARGÉ, A. M.

N.B.—Pour mille et un autres items d'intérêt ayant trait à la ville de Québec et ses environs: voir les publications successives de JM LeMoine, ecr., membre de la Societé Royale du Canada. |

elc.; cette déliôte de Beaupré urentides, nous ù tous ceux qui oir guérir leurs urs demandes :

int avec l'air le espirons à pleins eau également partout les mil.

aqueduc le plus utilitaire du vec nos besoins re population:

2chets emportés rivière par ui ine laisse rie ainsi la ville, 2ineux ie Corps la santé rayon ages, Québec, la ss femmes de ait manquer eux qui sunt à!

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et un autres trait à la ville irons : voir les ives de J: M nbre de la inad, !

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