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On pourrait même, à la rigueur, pratiquer une telle opération sur un homme parfaitement constitué et le transformer en une soi-disant femme.
La question est délicate. Dans les cas de mariage avec une femme sans vagin, M. H. Bon conseille, avec l'Eglise, l'annulation ou la continence plutôt que l'opération, et il termine son article très savant par la remarque suivante qui est à retenir
« Nora. — Cette communication (sur l'opération de Baldwin-Mori) présentée au Comité (de la Société Médicale de Saint-Luc) de Franche-Comté, dans sa réunion du 31 mars (1914), a donné lieu à une discussion qui a fait ressortir les points suivants
« 1° Deux membres du Comité connaissaient personnellement l’un des trois cas, l’autre un cas d’absence congénitale du vagin (sans compter le cas di D' Chaton), ce qui confirme la fréquence probable de ces cas. Sur ces données, une statistique proportionnelle donnerait plus de 8.000 cas en France. La possibilité et la validation du mariage par l'opération de Baldwin Mori en créant ou maintenant des ménages stériles ne sont donc pas indifférentes au point de vue social de la dépopulation. »
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A propos des Hermaphrodites, Haine (‘nous dit que, d'après les Anciens, ils peuvent contracter
(1) Loc. cit., T. IV, p. 19%.
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mariage conformément au sexe qui prévaut ; si les deux sexes sont égaux, ils le peuvent à condition de jurer qu'ils n’useront pas du deuxième sexe. En vérité, il n’y a pas, dit-il, d'exemple d’hermaphrodites ayant les deux sexes parfaits.
La conclusion de ce chapitre est que l'Eglise fait d'excellente eugénique par sa répulsion pour le divorce et par ses règles minutieuses concernant la validité des mariages contractés ou à contracter.