SCÈNE XII. 15t
FLOCHE, à (ïertrude.
Vous allez vous taire....
M A r» A M E F L 0 C II E , à son mari .
Pardon! C'est toi qui vas te taire. Je te défends, tu entends, je te défends de parler à Gertrude sur ce ton-là.
FLOCHE
Pardon ! Veux-tu me permettre?
MADAME FLOCHE, clic e^t descendue entre son mari et Gertrude.
Je ne te permets rien du tout.
GERTRUDE
Madame a parfaitement raison.
MADAME FLOCHE
Tu n'as rien à dire à mes bonnes.
GERTRUDE, appuyant.
Rien!
MADAME FLOCHE
C'est un peu violent! Voilà une brave tille qui veut bien rester ici et tu lui cries après... Tu veux donc qu'elle s'en aille?...
FLOCHE
La question n'est pas là...
GERTRUDE
Je vous demande pardon, la question est là. Répondez donc. Vous voulez que je m'en aille ?
M A D A M E FLOCHE, à son mari .
Tu n'es qu'une brute, un imbécile.
GERTRUDE
Parfaitement!... une brute, un imbécile... Et maintenant, je resterai.
MADAME FLOCHE
Allons, passe devant et vas dîner.
FLOCHE, passant devant sa femme, tout interloqué.
Mais, ma chère amie...
Il n'y a pas de chère amie, (a Gertrude.)Vous a-t-il dit que monsieur Bringue restait à dîner?
GERTRUDE
Mais il ne m'a rien dit.
MADAM E FLOCHE, à son mari.
Tu vois, espèce de grand serin.
GERTR IDE.
Oh! oui, un grand serin.
F L 0 C II E , a sa teinme .
... Non. mais je t'en prie !
MADAME FLOCHE
Et il se plaint ! . .. et de l'estomac ! et de la nourriture! et des boutons!... Je t'en donnerai, moi, des houtons !...
GERTRUDE
Des houtons!... Je vous les soignerais, moi, vos boutons, si j'étais Madame.
FLOCHE, sortant par la porte de gauche.
Je ne veux pas que tu me parles sur ce ton-là.
MADAME FLOCHE, le suivant et sortant.
Vraiment! Je vais me gêner! Je te garantis que ça va changer.
GERTRUDE, se dirigeant vers la porte de gauche une fois que ses maîtres sont sortis.
Le rideau baisse pendant la tirade de Gertrude.
Les hommes, c'est des chameaux... Le mien, si je
l'avais tenu, il ne m'aurait pas martyrisée... Oui. des
chameaux.
RIDEAU