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SCENE V

LE DOCTEL'Ii. puis LA MARQUISE.

LE DOCTEUR, seul.

La pue le tabac. (Il va ouvrir la fenêtre et va s'asseoir devant la table. Apercevant la marquise qui entre par la porte du fond, précédée de l'infirmier qui sort et referme la porte, une fois que la marquise

est entrée.) Veuillez prendre la peine de vous asseoir, Madame.

LA MARQUISE, s'asseyant sur une chaise devant la table.

Monsieur... Je suis la marquise de Chàteaubourg... J'ai beaucoup entendu parler de vous, docteur, et de votre maison. Je sais que vos malades sont soignés avec dévouement.

LE DOCTEUR

En effet, Madame, je consacre ma vie à faire profiter les personnes que les familles veulent bien me confier de toutes les ressources de la médecine... Le

malade trouve, ici, non seulementles soins médicaux, mais encore un appui moral indispensable pour hâter sa guérison. En un mot, la Villa Duplaisir n'est pas la maison de santé banale; le médecin n'y est pas que le médecin; mais il y est, avant tout, l'éducateur du malade, dont il partage l'existence.

LA MARQUISE

C'est bien, en effet, ce que l'on m'avait dit, docteur... Et c'est pourquoi je suis venue vous trouver. Docteur (Avec émotion) mon frère, le vicomte de Sanoy, est très malade... très malade.

Elle sort un mouchoir ci s'en lamponne les voux. I. E DOCTEUR, apitoyé.

Voyons, Madame, remettez-vous; peut-être vous exagérez-vous le mal dont est atteint Monsieur votre frère.

LA MARQUISE, très emuo.

Hélas! non... Mon frère, depuis quelque temps, a des troubles nerveux.

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