‹ Quelques actesChapitre 175 sur 238 · ACTE II. — SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE II. — SCENE V

LE DOCTEUR

Il faut compter de trois à quatre mois.

LA MARQUISE, avec un soupir.

C'est long.

LE DOCTEUR

II faut ça...

LA MARQUISE

El le prix de la pension est de combien, docteur?

LE DOCTEUR, avec volubilité.

Mon Dieu, Madame, c'est douze cents francs par mois, payables par quinzaine et d'avance; tout est compris dans ce prix, sauf, bien entendu, quelques menus frais, tels que blanchissage, médicaments, bains, douches, électricité, eaux minérales, etc. etc.

LA MARQUISE

Bien entendu! J'aurai donc à vous remettre six cents francs, si mon frère entre ce soir?

LE DOCTEUR

Oui; mais, Madame, cela ne presse pas... Vous pouvez, tout aussi bien, me les envoyer demain.

LA MARQUISE

Je préfère cela, docteur; ou, plutôt, je vous les apporterai moi-même, en venant prendre de ses nouvelles.

LE DOCTEUR, se levant et allant chercher, sur la cheminée, un registre qu'il ouvre et dépose sur la petite table devant cette cheminée.

Parfaitement... Je vous prierais, Madame, de vouloir bien me donner son nom bien exactement.

LA MARQUISE, tournée du côté du docteur, toujours assise.

Paul-Édouard-Frédéric. Vicomte de Sanov.

LE DOCTEUR, inscrivant .sur le registre les indications que lui donne la marquise.

Né à?

LA MARQUISE

Né à Paii-;.

Page 1