‹ Quelques actesChapitre 199 sur 238 · ROBERT, PIERRE · texte numérisé non relu

ROBERT, PIERRE

Les deux hommes sonl assis 'lovant la cheminée. ROBERT.

Mon cher, de la façon la plus simple ; un matin, je flânais sur les boulevards, quand, à la hauteur de l'avenue de l'Opéra, je croise une blonde. .. non mais... ravissante. Je la suis ; je lui parle ; elle ne me répond pas. Le lendemain, j'étais là au même endroit. Elle arrive. Je la suis; je lui parle; elle ne me répond pas. Le surlendemain, même histoire : elle arrive. Je la suis; je lui parle. Elle ne me répond pas.

PIERRE

Pardon! Ce manège a duré combien de temps?

ROBERT

Huit jours.

Alors passe tout de suite au neuvième?

ROBERT

Si tu veux!... Donc le neuvième jour, elle arrive; je la suis; je lui parle; elle se retourne, me regarde, sourit et finit par me répondre.

PIERRE

Bref?

ROBERT

Bref! un mois après j'amenais ici cette jeune fille.

C'est une jeune fille?

Plus maintenant. Mais c'en était une.

PIER.RE

Fichtre ! Et cela dure depuis?

ROBERT

Sept mois. Et je l'aime, tous les jours, davantage. Elle n'est pas seulement jolie, mais elle est intelligente, bonne, confiante.

PIERRE

Collégien !

ROBERT

Collégien toi-même ; pourquoi suis-je un collégien? Parce que j'aime une femme?

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