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ACTE II. -- SCENE XII

MADAME NOYEUX, à Robert et désignant Hector.

Mon gendre!

Un temps.

HECTOR, à sa femme.

Tu connais cet homme?... Ce qu'il vient de dire est vrai? Hein?... Non! mais vas-tu parler?

MADAME NOYEUX, à Hector.

Mon ami !

HECTOR, à Madame Noyeux.

Je vous en prie! (a sa femme brutalement.) Eh bien, voyons! tu ne réponds pas. Alors, c'est vrai?... Tu avoues, hein? C'est vrai!.. Mais, tonnerre! parlerastu?...

ALICE, tremblante de peur.

Mais je ne sais pas, je ne sais pas... Je n'ai jamais vu cet homme, je te le jure!

UECTOR.

Vraiment! C'est tout ce que tu trouves? <v Robert.) Et vous, Monsieur?

ROBERT, remettant son chapeau, puis très calme, très digne.

Trente-sept mille becs de gaz, vous entendez ! Trente-sept mille becs de gaz que j'ai achetés en Amérique et que ces cochons d'Anglais m'ont volés! Aujourd'hui vous me refusez la main de votre sœur, sous prétexte qu'elle est votre femme, soit! N'en parlons plus. Mais vous souffrirez, la petite mère (à Madame Noyeux) que j'aille porter votre réponse à mon oncle bien-aimé, l'empereur Barberousse, colonel des pompiers!

Il esquisse très légèrement un peti! pas de danse.

M A t> A M E NOYE U X .

C'est un fou!

HECTOR, abasourdi.

C'est un fou !

MADAME NO YEUX

Ah ! j'aime mieux ça!

HECTOR

Eh bien ! et moi donc !

ALICE, tombant sur une chaise.

Ah ! mon Dieu ! '

Toutes les fois que les personnages regardent Robert, celui-ci fait des grimaces, et redevient sérieux quand nn ne le regarde plus.

HECTOR, à Alice.

Ah ! ma pauvre amie, ma pauvre amie, remets-toi... Je te demande pardon... Je suis désolé... Voyons, ne reste pas là. a Madame Noyeux. Eiumeuez-la.

MADAME NOYEUX.

Mais oui! a sa mie.) Viens, ma chérie. SCÈNE XIII

Les Mêmes, JEANNE.

JEANNE, entrant1-

Qu'est-ce qu'il y a?

HECTOR

Chut... un fou!

JEANNE, effrayée.

Allons donc!

1 . Les trois dernières répliques sont dites presque en même temps.

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