ACTE II. — SCÈNE XV. 33o
ROBERT, avec volubilité.
Car vous êles-vous demandé, Monsieur, pourquoi ces changements de gouvernement étaient si fréquents?... hein?... Ne m'interrompez pas! Les monarchies, les empires, les républiques, tout s'écroule. Et pourquoi? Hein, pourquoi?
HECTOR
Dame !
ROBERT, mémo jeu.
Oui, vous l'avez dit, Monsieur le duc, parce que le vent d«j la Révolution souffle. Eh! bien, savez-vous ce que j'ai inventé, moi, pour l'empêcher de souffler, ce vent de la Révolution?... Le bourrelet antirévolutionnaire... Oui, Monsieur! Eh bien, ce bourrelet dont tous les gouvernements devraient se munir, aucun d'eux n'en veut. A l'Elysée, on ne m'a pas reçu, on ne m'a pas reçu... à cause des sous-mai ins.
HECTOR, semblant très intéressé.
Des sous-marins?
ROBERT
Des militaires et des bonnes d'enfants qui restent plantés — comprenez-vous — plantés comme un mât de cocagne au milieu d'un champ de betteraves. Entendez-vous, tonnerre d'un chien de nom d'un chien!