MADAME NOYEUX, ALICE, JEANNE
MADAME NOYEUX, entrant.
Ah! mes enfants! si je m'attendais à celle-là...
ALICE
Eh bien! et moi donc !
MADAME NOYEUX, voyant entrer Hector.
Enfin ! . . . Allons nous remettre à table ! SCÈNE XXI
t. es Mêmes, HECTOR, puis JULIE.
HECTOR, paraissant furieux.
Un instant!... Je ne sais pas si j'ai l'air d'un serin, mais j'aime assez peu que l'on se fiche de moi. (Fixant sa femme et menaçant.) Il y en a une ici à qui je vais dire deux mots.
Alice et Jeanne se regardent terrifiées. JEA N N E, très émue.
Mon ami !
HECTOR, voyant entrer la bonne, hurlant presque de colère.
Tenez, la voilà celle à qui je vais dire deux mots. (A la bonne.) Et d'abord, fermez la porte et maintenant,
écoutez ceci, ma fille : ce ne sera pas huit jours, pas quatre, pas deux, que je vous donnerai; mais c'est sur-le-champ que je vous flanquerai à la porte, quand vous vous permettrez d'introduire ici des gens de cette espèce.
J l" L I E, pleurant.
Mais. Monsieur, ce n'est pas de ma faute!
BECTOR, hurlant.
Suffit! On demande le nom... On demande le nom !
M A HA MF. NOYE UX, à Julie.
Le t;iil est qu'on vous l'a assez dit!
HECTOR, même jeu.
Aujourd'hui, c'est un fou; demain ce sera un cul-dejatte; après-demain, Dieu sait quel phénomène. Ma maison n'est pas une ménagerie... [Sur un ton plus radouci.) Vraiment, Jeanne, je suis désolé... Pour une fois que vous venez diner avec nous,
ALICE
Mon ami, que veux-tu?... ce n'est pas de ia faute!
HECTOR, suivant Julie qui passe dans la salle à manger. L est Vrai ! (A Julie, furieux, et avec les mêmes intonations que celles de Robert quand il taisait le fou.) Eh hien ! si VOUS
nous serviez !... Au lieu de rester, là, plantée comme un mat de cocagne au milieu d'un champ de hetteraves... Entendez-vous!... Tonnerre d'un chien de nom d'un chien!
RIDEAU