SCENE XXIV
C'était une occasion. Et puis, là n'est pas la question. Ce qu'il faut, voyez-vous, c'est interdire à son chauffeur ce que vous avez tous la raye de lui demander.
MADAME NOCK.
^ Quoi donc ?
FILFER.
Conduire.
NOCK.
Vous ne voulez pas que votre chauffeur conduise?
FILFER.
Jamais !
NOCK.
Pourquoi ?
FILFER.
Pour la raison bien simple que celui qui mène une machine en est l'âme, la pensée, le cerveau.
NOCK.
Eh bien?
FILFER.
Eh bien, avez-vous deux cerveaux ?
NOCK.
Moi?...
FILFER.
Vous... Moi... N'importe qui!...
FI LFER.
Alors pourquoi voulez-vous que vôtre machine en ait deux?
102 LE CHAUFFEUK.
NOGK.
Permettez !
FILFER.
C'est un animal comme nous.
NOCK.
C'esl un point de vue.
FILFER.
Supérieur! D'ailleurs je vous trouve injuste envers
votre chauffeur.
Lui! Allons dune !
[ll.l ER.
Vous êtes de parti pris... Je vous assure qu'il a des qualités. 11 est sérieux!...
NOCK.
Vous ne le connaissez pas.
J'ai assez de psychologie pour juger rapidement un homme. Eh hien, celui-là aime son métier.
M A DAME NOGK.
Vous m'étonnez !
FILFER.
Savez-vous ce qu'il faisait quand je suis entré?
NOCK.
Non.
FILFER.
11 étudiait sa route.
NOCK.
( in ça ?...
FILFER. désignant le dessin sur le tableau noir.
Là :
MADAME NOCK.
Comment, là?