‹ Quelques actesChapitre 7 sur 238 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

MA SOUPE

^" Non ! Seulement, je me trimballe depuis si longtemps dans toutes ces boîtes que je connais tous les règlements, les trucs, ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire... Alors, le patron me garde pour que je mette les nouveaux, les types comme vous, au courant. Cela lui évite ainsi la peine de le faire.

HAPS.

C'est pas bêle !

MA SOUPE

Je vous crois; cela permet à monsieur Rondin de gagner ses trois mille francs par an, et, à moi, une soupe tous les matins.

UAPS.

Et moi, est-ce que j'en aurai une, de soupe, demain?

MA SOUPE, se levant.

r Non! Vous, vous avez droit à une miche de pain. Moi seul (et c'est' pour cela que l'on m'appelle le père Ma Soupe), je prends ma soupe tous les matins.

UAPS.

Vous en avez une, de veine !

MA SOUPE

Faut savoir se débrouiller.

UAPS.

C'est pas toujours commode.

MA SOUPE, il passé devant Haps et se dirige vers la gauche.

jf L'important est de savoir choisir son métier. Ainsi tenez, moi... j'ai essayé de tout, et toujours pour

crever la faim, jusqu'au jour où je me suis fait mendiant.

Mendiant?

MA SOUPE

Eh! oui...

11 A ['S. s'assej-ant à la plac 'cupée par Ma ^.upe.

C'est pas un métier, ça !

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